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Des armes entre mauvaises mains

Un fusil

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pas moins de 9 % des adultes américains qui sont colériques et impulsifs ont accès à des armes à feu, affirment des psychiatres des universités de Duke, de Harvard et de Columbia.

Ces chercheurs ont aussi déterminé que 1,5 % de ces personnes potentiellement dangereuses portent une arme en dehors de leur domicile.

Ces individus sont le plus souvent des hommes jeunes ou d'âge moyen, violents et perdant facilement leur sang-froid.

« Nous nous efforçons d'établir un équilibre entre les droits constitutionnels de posséder des armes à feu et la sécurité publique par rapport aux maladies psychiatriques, avec un cadre légal qui interdit à des personnes atteintes de pathologies mentales graves d'en acquérir. »

— Une citation de  Pr Jeffrey Swanson, Université Duke

Selon le Pr Swanson, ces données confortent l'idée que les lois actuelles n'empêchent pas des individus potentiellement dangereux de posséder des armes à feu.

Pour en arriver à cette estimation, les auteurs ont analysé les données tirées de 5563 entretiens en tête-à-tête avec des personnes, dans le cadre d'une enquête nationale portant sur les troubles mentaux.

Les chercheurs ont également constaté que les impulsifs, sujets à des accès de colère et possédant des armes, représentaient souvent un risque élevé d'avoir des troubles courants comme l'abus d'alcool, l'anxiété ou le stress post-traumatique.

En outre, une petite partie avait même des symptômes de maladies psychiatriques graves comme la schizophrénie.

« Peu des individus dans le groupe objet de l'enquête étaient atteints de maladies mentales qui les empêchent légalement d'acheter une arme. »

— Une citation de  Pr Ronald Kessler, Université Harvard

Revoir le processus

Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Behavioral Sciences and the Law affirment qu'il serait plus efficace, pour empêcher la violence par des armes à feu, d'examiner si des personnes impulsives ont été condamnées pour des faits relativement mineurs, comme des bagarres ou la conduite avec un taux excessif d'alcool, que de se fonder sur les antécédents de traitements psychiatriques.

Selon eux, une telle approche pourrait aux États-Unis empêcher des personnes dangereuses de détenir des armes à feu. Les familles et la police auraient ainsi un outil légal pour retirer immédiatement des armes à des personnes montrant des signes potentiels de violence.

Le saviez-vous?

En 2012, 11 622 personnes ont été tuées aux États-Unis par une arme à feu lors d'incidents, selon les statistiques fédérales.

Avec les informations de Agence France-Presse

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