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La mort d'un travailleur mexicain aurait pu être évitée, selon la CSST

Radio-Canada

Dans une décision rendue récemment, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) conclut que la mort d'Yvan Guerrero Reyes aurait pu être évitée, et que la sécurité à la ferme où travaillait le jeune homme était déficiente.

Un texte d'Émilie DubreuilTwitterCourriel

Au mois de septembre, nous vous racontions l'histoire sordide de Ivan Guerrero Reyes, travailleur agricole mexicain mort sur une ferme d'Ormstown en août dernier. Une mort qui a mis en lumière certains problèmes vécus par cette main-d'oeuvre bon marché.

La dure réalité des travailleurs agricoles étrangers

Pour revoir le reportage sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Yvan Guerrero Reyes, 29 ans, venait travailler depuis plusieurs années aux Jardins Ormstown, un endroit où il se sentait malheureux. Il se plaignait souvent de son employeur et de ses mauvaises conditions de travail à des travailleurs communautaires liés au diocèse de Valleyfield. Ces derniers documentent les conditions de vie des travailleurs agricoles étrangers. « Ils me traitent comme un chien », a même déclaré le jeune homme dans un vidéotémoignage enregistré en 2013.

Quelques jours après son arrivée en 2014, le jeune homme constate un dégât d'eau dans la maison où dorment les travailleurs mexicains, et il se met en tête de réparer la fuite. Il mourra noyé dans un trou d'homme en essayant d'arrêter l'eau. Cela prendra plus de 24 heures avant qu'on ne signale sa disparition.

La CSST signale, dans sa décision, que ces travaux de plomberie auraient dû être effectués avant que les travailleurs arrivent à la ferme. À la suite de l'accident, la CSST a demandé au fermier de sécuriser le trou.

21 travailleurs agricoles ont perdu la vie au Québec entre 2009 et 2013.

Société