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De plus en plus d'enfants rachitiques dans le nord du Canada, selon des experts

La docteure Leanne Ward, du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario

La docteure Leanne Ward, du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario

Photo : CBC News

Radio-Canada

De nombreux cas de rachitisme sont toujours recensés en Ontario, près de 10 ans après que la maladie eut été rapportée dans certaines communautés autochtones éloignées.

Un texte d’Élyse AllardTwitterCourriel

À l'époque, plus d'une centaine d'enfants au pays souffraient de la maladie causée notamment par la malnutrition, et la situation ne ferait qu'empirer dans la province, selon des experts.

Des médecins estiment que le rachitisme peut être guéri en donnant de la vitamine D aux enfants malades et en éduquant les familles touchées.

La docteure Leanne Ward, du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario, s'intéresse depuis 2007 au rachitisme chez les enfants autochtones du nord du Canada.

Cette maladie infantile se caractérise par des jambes arquées et des os fragiles, qui peuvent facilement se fracturer.

Gros plan d'une radiographie de la jambe d'un enfant atteint de rachitismeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Gros plan d'une radiographie de la jambe d'un enfant atteint de rachitisme

Photo : CBC News

Le rachitisme nuit également au développement des muscles, du crâne et des dents. Les enfants qui en souffrent peuvent difficilement marcher.

Jusqu'à douze fois plus de cas dans le nord du pays

Leanne Ward explique que la maladie est causée par une carence en vitamine D, présente dans la lumière du soleil et dans certains aliments.

Or, les populations autochtones nordiques manquent à la fois de lumière et de nourriture riche en vitamines.

Le nombre d'enfants rachitiques y est jusqu'à 12 fois plus élevé qu'ailleurs au pays.

C'est un problème de santé mondial qu'on ne devrait plus rencontrer en 2015.

Docteure Leanne Ward, Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario

Des solutions difficiles à mettre en place

La docteure Leanne Ward recommande aux autorités de santé publique de prescrire de la vitamine D aux enfants à risque de développer la maladie.

Les solutions pour enrayer le rachitisme sont toutefois difficiles à mettre en place, selon la médecin de famille Claudette Chase, qui visite les communautés autochtones du nord-ouest de l'Ontario.

D'une part, les infirmières qui travaillent avec ces populations n'ont pas été formées pour diagnostiquer rapidement la maladie, selon elle.

De plus, le lait dans lequel doit être diluée la vitamine D est également trop cher pour les familles du nord, croit la docteure Chase. De nombreux Autochtones sont aussi intolérants au lactose.

En plus de fournir un supplément vitaminé aux enfants rachitiques, la médecin recommande aux autorités gouvernementales d'éduquer les familles sur la source même du problème.

La solution serait de ne plus tolérer cette culture de la pauvreté dans le nord du pays. Ces gens doivent avoir un logement, de l'eau potable et une alimentation équilibrée. C'est ainsi que nous mettrons un terme au rachitisme.

La médecin de famille Claudette Chase

Claudette Chase espère un profond changement de mentalité au sein de la société canadienne.

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