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Moncton : citoyens inquiets, policiers aux aguets

Moncton

Photo : Rosaire L'Italien/Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plusieurs alertes liées à de possibles utilisations d'armes à feu ont mis les policiers sur le qui-vive dans la dernière année à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Depuis juin 2014, Radio-Canada Acadie a recensé près d'une dizaine d'opérations policières à grand déploiement.

« Je pense que les citoyens de Moncton, Dieppe et Riverview sont plus alertes lorsqu'il y a des armes à feu ou qu'il pourrait y avoir des armes à feu. Je pense qu'ils nous appellent plus vite et on intervient de la même façon », explique Éric Larose, sergent d'État-Major du détachement de la GRC Codiac.

En janvier, l'ancien sous-commissaire de la GRC Alphonse McNeil a publié un rapport sévère sur les opérations de la GRC lors de la fusillade de Moncton en juin 2014.

GRC à MonctonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Plusieurs policiers armés de carabines au coin des rues Kendal et Mapleton.

Photo : Antoine Trépanier/Radio-Canada

Puis, moins de dix jours plus tard, un quartier de la ville a été paralysé. La GRC a déployé plusieurs agents fortement armés après avoir reçu un appel d'une résidente ayant vu un jeune se promener avec un objet ressemblant à une arme.

« Ils sont souvent amenés à adopter ou modifier ou à être tout simplement plus vigilants quant à leur manière d'intervenir parce qu'ils ont évidemment comme tout le monde appris de la situation qu'ils ont vécue. Donc, il n'est pas surprenant que, effectivement, il y ait des changements dans les modes opératoires des policiers », indique Stéphane Berthomet, analyste en affaires policières.

Plusieurs heures plus tard, le périmètre de sécurité a été levé. Il n'y a eu aucune arrestation. L'enquête suit son cours.

Lorsqu'on parle d'armes à feu, qu'on mette toutes nos ressources, je ne veux pas vous indiquer toutes les ressources sur les lieux pour une raison de sécurité. Mais je peux vous dire que lorsqu'il y a des armes à feu qui sont prises en compte, on intervient avec le plus de ressources humaines possible.

Une citation de :Éric Larose, sergent d'État-Major du détachement de la GRC Codiac

Jeudi, une autre opération importante s'est déroulée le long de la promenade McLaughlin pour une détonation entendue par les résidents. Les policiers croient que le bruit provenait d'un transformateur qui a sauté.

« On va conduire les policiers aussi peut-être à avoir une tendance à baisser leur niveau d'alerte parce qu'à force d'intervenir sur des interventions qui se terminent sans réels dangers ou encore sans motivations réelles au départ, et bien finalement on intègre ça personnellement et on se dit ''bon encore la énième intervention pour rien'' », ajoute Stéphane Berthomet.

Mais voilà que vendredi, une dispute familiale impliquant une arme à feu a éclaté à Dieppe. Une autre opération policière est déployée, et elle a mené à des arrestations et des accusations.

D'après un reportage d'Antoine Trépanier

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