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Autisme : stigmatisation et manque de service dans les Maritimes

Enfant autiste

Enfant autiste

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En Nouvelle-Écosse, l'hôpital pour enfant IWK, en partenariat avec le Réseau-Santé, veut améliorer les services aux enfants autistes francophones et à leurs parents.

On compte une quarantaine d'élèves autistes dans les écoles du Conseil scolaire provincial acadien répendus sur l'ensemble du territoire néo-écossais.

Deux consultantes sont chargées d'apporter du soutien à ces enfants et à leurs familles, mais elles doivent composer avec des ressources limitées.

Certains parents et spécialistes font le même constat, peu de programmes et services sont disponibles en français pour les enfants autistes. Les professionnels francophones capables de diagnostiquer l'autisme se font d'autant plus rares.

Le Réseau-Santé de la Nouvelle-Écosse et l'hôpital pour enfants IWK entament une étude pour évaluer les besoins de ces familles.

« Cette étude est motivée par des recherches faites dans les autres provinces du Canada qui montrent que les familles appartenant à des minorités ont des besoins qui souvent ne sont pas satisfaits », explique la gestionnaire du projet de recherche, Paola Porcelli.

Dans l'autisme, il y a une composante particulière liée à la communication. Qui dit communication dit importance de la langue première, maternelle, et c'est ce type de besoin qui a motivé notre recherche.

Une citation de :Paola Porcelli, gestionnaire du projet de recherche du Réseau-Santé de la Nouvelle-Écosse et de l'hôpital pour enfants IWK

L'étude sera lancée la semaine prochaine. Les résultats permettront une réflexion sur l'avenir des services pour enfants autistes en français.

Des défis pour les parents

Patrick Hardy et son fils de huit ans, SamuelAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Patrick Hardy et son fils de huit ans, Samuel.

Photo : Fanny Samson

Les parents d'enfants autistes se retrouvent en manque de ressources et ne savent plus vers quoi se tourner, comme l'explique Patrick Hardy, le père de Samuel, qui a huit ans et est autiste.

« C'est extrêmement épuisant. On a besoin des ressources, on a besoin des gens qui vont aider à faire des recherches, à cerner, à réussir à voir quelque chose qui est solide sur la raison de l'autisme », dit Patrick Hardy.

Samuel fait du progrès, mais son père dit devoir s'armer de patience.

Pour l'instant, seule une intervention précoce dotée de méthodes d'apprentissage spécialisées allégerait les symptômes des enfants autistes. Mais la professeure de psychologie de l'Université de Moncton Sylvie Morin rappelle qu'aucun traitement médical n'existe actuellement contre la maladie.

« Il n'y a pas de traitement miracle, il n'y a pas de traitement qui permet de renverser les symptômes de l'autisme », explique Sylvie Morin.

Une pétition circule depuis cet automne au Nouveau-Brunswick.

De meilleurs services sont réclamés par les parents, les intervenants et les proches des familles.

Cette pétition sera déposée d'ici une semaine ou deux à l'Assemblée législative.

Le taux de prévalence de l'autisme ne cesse d'augmenter. En 2014, un enfant sur 68 a reçu un diagnostic d'autisme.

D'après les informations de Stéphanie Blanchet et Fanny Samson

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