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Le golf malgré l'autisme

Le « Tigre » maskoutain

Charles St-Germain est autiste, certes, mais il est aussi, et surtout, un des meilleurs jeunes golfeurs du Québec.

Charles était encore incapable d'attacher ses souliers seul il y a deux ans. Au golf toutefois, il ne trébuche pas dans ses lacets.

Son entraîneur Benoît Lemieux, qui chapeaute le programme de golf-études du Collège de Montréal, vante ses qualités.

« Je donne une consigne une fois à Charles et s'il comprend ce que je veux dire, il l'applique immédiatement, explique l'entraîneur. Pour être honnête, je n'ai pas vu de différence [avec les autres joueurs]. »

Paul, le père de Charles, perçoit le golf comme une manière pour son fils de s'ouvrir sur le monde extérieur.

« Peu importe les appréhensions qu'on peut avoir, l'important, c'est de laisser la chance au coureur, estime son père. Il faut être impliqué et laisser la chance à l'enfant de faire les choses lui-même. »

Charles, lui, refuse d'être ralenti par sa maladie.

« Selon moi, ce n'est pas une maladie, c'est plus un handicap. Je suis un humain comme les autres. Je vais tout faire pour rejoindre la PGA. Si ça ne fonctionne pas, je vais essayer d'être pro au Québec et de gagner ma vie comme ça. »

En cette journée mondiale de l'autisme, Robert Frosi relate l'histoire de ce jeune athlète.

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