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La GRC démantèle un réseau qui exploitait sexuellement de jeunes Asiatiques

Un proxénète arrêté par la GRC.

Un proxénète arrêté par la GRC.

Photo : GRC Québec

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a démantelé un réseau d'envergure pancanadienne qui forçait à la prostitution quelque 500 jeunes filles chinoises et sud-coréennes. L'opération, appelée Confidence, s'est déroulée en trois phases dans la grande région de Montréal ainsi qu'à Toronto.

La GRC, qui a annoncé ce coup de filet mercredi, a procédé à l'arrestation de six personnes dont quatre vivent dans la grande région montréalaise. Les deux autres sont de Toronto.

Encore deux autres personnes sont recherchées, soit Jeonghwan Seo, de Toronto, et Mélanie Williams-Johnson, de Montréal.

Les accusés feront face aux chefs d'accusation suivants :

  • avantage matériel provenant de la prestation de services sexuels
  • proxénétisme
  • proxénétisme – personne âgée de moins de 18 ans
  • publicité de services sexuels

De plus, à une date ultérieure, les accusés pourraient faire face à des accusations en vertu de la loi sur l'Immigration et sur la Protection des réfugiés, de même qu'à des accusations de gangstérisme.

La GRC est parvenue à démembrer les deux cellules clés de ce réseau entre le 27 mars et aujourd'hui. L'enquête, qui se poursuit, vise une organisation criminelle internationale d'origine asiatique.

Des visas d'étudiantes ou de visiteuses

Les accusés auraient recruté les jeunes filles en Corée du Sud et en Chine. Les victimes seraient entrées au pays munies de visas d'étudiantes ou de visiteuses obtenus sous de faux prétextes. Puis, les accusés les auraient prises en charge, contrôlées et exploitées dans le cadre d'un réseau de prostitution établi à Halifax, Montréal, Ottawa, Toronto, Winnipeg, Calgary, Edmonton et Vancouver.

« On les exploitait quelques semaines dans un même endroit, ensuite on les déplaçait pour reprendre le manège ailleurs, toujours dans des conditions épouvantables. »

— Une citation de  Érique Gasse, gendarme de la Section immigration et passeports de la GRC

Après quelques semaines, ou quelques mois, les jeunes filles étaient renvoyées dans leur pays d'origine.

Certaines des victimes se trouvent encore au Canada. « Leur statut est à l'étude, la validité de leur visa aussi. Certaines ont dû recevoir des soins médicaux et psychologiques », affirme Érique Gasse.

L'une d'elles, une mineure, « a été retirée par les policiers avant qu'elle puisse rencontrer son premier client. Elle a été remise aux services sociaux à Montréal », a décrit Érique Gasse.

« Elles sont venues d'une façon qui était voulue. Elles voulaient venir faire de l'argent au Canada. Elles savaient qu'elles venaient faire de la prostitution ici. On leur promettait de belles conditions de travail, un travail payant. Malheureusement, rendues au Canada, elles se rendaient compte qu'elles étaient exploitées, prises au piège et que les conditions sanitaires, de vie, n'étaient pas bonnes du tout. »

— Une citation de  Érique Gasse, gendarme de la Section immigration et passeports de la GRC

L'enquête avait débuté en janvier 2014

Les arrestations se sont échelonnées sur quelques jours. Quatre des six personnes arrêtées ont comparu plus tôt cette semaine au palais de justice de Montréal. La GRC a arrêté les présumées têtes dirigeantes du réseau à Toronto ce matin. Ces deux derniers accusés doivent comparaître demain à Montréal.

Parmi les deux personnes qui sont encore recherchées, l'une d'elles aurait tenté de recruter des mineures pour participer aux activités de cette organisation criminelle.

En plus des arrestations, le corps policier a procédé à 16 perquisitions durant lesquelles il a saisi des ordinateurs, des cellulaires, deux véhicules et une importante somme d'argent. La GRC souhaite que l'analyse des ordinateurs et des cellulaires saisis lui permette de déterminer le nombre exact de victimes et peut-être de trouver une liste de clients. Deux clients sur place au moment des opérations ont été arrêtés puis relâchés sur promesse de comparaître pour s'être trouvés dans une maison de débauche.

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