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Compressions : les garderies disent avoir atteint leur limite

Les CPE soutiennent qu'ils ne peuvent faire face à de nouvelles compressions.

Les CPE soutiennent qu'ils ne peuvent faire face à de nouvelles compressions.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le réseau des garderies subventionnées se dit incapable d'absorber les nouvelles compressions de 74 millions de dollars imposées par Québec.

Les Centres de la petite enfance (CPE) et les garderies privées subventionnées, qui ont consulté leurs membres au sujet des compressions annoncées, concluent que les propositions du gouvernement pour absorber ces nouvelles ponctions budgétaires sont totalement irréalistes.

Le Regroupement des garderies privées du Québec (RGPQ) demande à la ministre de la Famille, France Charbonneau, de reculer et réclame la mise sur pied d'une vaste consultation pour repenser le financement du réseau. En cas de refus, une grève générale pourrait être déclenchée. 

Là, il n'y a plus rien d'acceptable, il n'y a aucune coupure qui va être négociée. C'est zéro, s'ils nous refusent, c'est sûr qu'il va y avoir des moyens extrêmes.

Une citation de :Julie Plamondon, présidente du Regroupement des garderies privées du Québec

Julie Plamondon répète que les garderies privées sont à bout de souffle, car elles font l'objet de compressions successives depuis des années. Le RGPQ rencontrera ses membres mercredi prochain, en assemblée extraordinaire.

Francine Lessard, présidente du Conseil québécois des services de garde à l'enfanceAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Francine Lessard, présidente du Conseil québécois des services de garde à l'enfance

De son côté, la directrice générale du Conseil québécois des services de garde à l'enfance, Francine Lessard, ne parle pas de moyens de pression, mais prévient qu'il n'est plus possible de couper dans la structure.

Elle soutient que puiser dans les surplus accumulés des CPE tel que proposé par Québec pour combler le manque à gagner aura des conséquences sur le parc immobilier.

« Le réseau ne voudra pas couper dans la qualité de l'action éducative, ni dans la qualité de la nourriture donnée à nos enfants, alors si on ne coupe pas là, on va couper où? [..] Est-ce qu'on va couper sur l'entretien du bâtiment? On va remettre à plus tard des travaux qui auraient dû être faits », soulève-t-elle.

Le gouvernement a proposé aux CPE et aux garderies subventionnées de réduire leur budget de 3,9 % ou de piger dans leurs surplus. Le financement pourrait aussi être revu à la baisse pour les enfants de 4 ans.

Couper dans les repas?

Les compressions budgétaires au réseau des garderies ont aussi soulevé les passions à l'Assemblée nationale aujourd'hui. Une rumeur voulant que les repas ne soient plus offerts dans des CPE a fait bondir la ministre de la Famille. Attaquée par l'opposition, Francine Charbonneau a dénoncé une telle mesure.

« De sortir et d'annoncer qu'on va couper dans la nourriture des enfants, c'est inacceptable », a-t-elle déclaré.

Pour l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), il n'a jamais été question de renoncer à servir les repas du midi et les collations, qui de toute façon sont obligatoires. Ce sont plutôt les petits-déjeuners qui sont remis en question aux endroits où ils sont offerts.

Néanmoins selon Louis Sénécal, président-directeur général de l'AQCPE, les compressions annoncées auront un impact sur la qualité des services.

Le réseau des garderies subventionnées dit pour l'instant vouloir maintenir le dialogue avec le gouvernement afin de trouver des solutions.

Compressions annoncées par le gouvernement québécois :

  • 49,2 millions de dollars pour les centres de la petite enfance (CPE);
  • 22,5 millions de dollars pour les garderies privées subventionnées;
  • 2,3 millions de dollars pour les bureaux coordonnateurs.

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