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Abolition des agences de la santé: une transition moins difficile que prévue

Dossier d'un médecin

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

La confusion appréhendée par la CSN avec l'abolition de l'Agence de la santé et de services sociaux dans Chaudière-Appalaches a été évitée. Moins de 24 heures avant sa disparition, tous les employés ont fini par connaître leur nouvelle affectation. Malgré tout, une quarantaine de personnes ont perdu leur emploi.

Lundi, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) a sonné l'alarme, qualifiant d'« improvisation » l'abolition des agences au Québec, qui entre en vigueur aujourd'hui avec l'application de la Loi 10.

Tout s'est finalisé hier avant 16 h 30 [mardi]. Les plans de compressions ont fini d'être déposés. Les gens qui voyaient leur poste coupé, ceux qui avaient une sécurité d'emploi, ont pu être replacés et savent où ils sont replacés 

explique Marcelle Nadeau, présidente jusqu'à hier soir du Syndicat des travailleuses et travailleurs de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Chaudière-Appalaches

Marcelle Nadeau n'a su qu'à 10 h 30 mardi dans quel établissement elle irait dorénavant travailler, mais elle ne connaît pas encore sa nouvelle description de tâche. Ses collègues ont toutefois obtenu plus de précisions quant à leur avenir.

« Les gens semblaient satisfaits. Ils étaient surtout satisfaits de sortir du climat d'incertitude et de travailler avec des informations réelles », indique Marcelle Nadeau qui était présidente du syndicat des travailleurs de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Chaudière-Appalaches avant son abolition.

Nombreux déplacements

Plusieurs employés sont transférés au nouveau Centre intégré de santé et de services sociaux qui remplace l'Agence. Certains services, comme la certification des résidences pour personnes âgées, ont aussi été intégrés à la nouvelle structure.

Les craintes des professionnels spécialisés, comme les diététistes ou les psychologues, qui craignaient d'hériter de postes très différents de ceux qu'ils occupaient depuis des années ont aussi été dissipées. La plupart d'entre eux ont pu retrouver des tâches similaires, affirme Marcelle Nadeau.

Reste qu'une quarantaine des 121 employés, ceux qui n'avaient pas de sécurité d'emploi, perdent leur poste. L'employeur accepte toutefois qu'ils soient inscrits sur les listes de rappel d'autres établissements. Certains ont aussi obtenu une prolongation de leur embauche jusqu'en juin.

Emplois épargnés à Québec

Du côté de Québec, tous les employés de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale ont conservé leur emploi.

La plupart sont transférés au nouveau Centre intégré de santé et de services sociaux. D'autres ont plutôt opté pour un transfert vers le ministère de la Santé.

« De notre côté, les messages véhiculés par l'employeur depuis le début ont été assez clairs et le personnel a été très bien informé », assure Alain Normand du Syndicat de l'Agence de la santé et des services sociaux de la Capitale-Nationale.

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