•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Réforme en santé : plus de 220 cadres écopent dans l'Est du Québec

L'Agence de santé et de services sociaux de la Côte-Nord doit procéder à une réorganisation des postes de cadres.

L'Agence de santé et de services sociaux de la Côte-Nord doit procéder à une réorganisation des postes de cadres.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

120 postes de cadres au Bas Saint-Laurent et 100 postes de cadres sur la Côte-Nord sont supprimés dans le réseau de la santé à compter de mercredi soir. De ce nombre, une vingtaine de gestionnaires dans chaque région ont choisi de prendre une retraite ou de réorienter leur carrière, alors que les autres auront la possibilité de poser leur candidature sur les nouveaux postes qui seront affichés au cours des prochains mois. 

En Gaspésie, 62 postes seront abolis. Dix-huit personnes ont déjà quitté leur emploi.

« Pour la majorité, ce sont des gens d'expérience », déplore le porte-parole de l'Agence de santé du Bas-Saint-Laurent, Robert Pelletier. « C'est ça qui est triste un peu, on perd de l'expertise, mais je vous dirais que la catastrophe est moins que ce qu'on aurait pu penser. »

À noter que les données pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine n'ont pas été révélées.

En fait, tous les cadres dont les postes sont abolis continueront de travailler pendant un an, et ce n'est qu'en juin que le nombre de nouveaux postes de gestionnaires pour lesquels ils pourront appliquer sera connu. 

Les cadres écopent dans la réforme du réseau de la santé.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les cadres écopent dans la réforme du réseau de la santé.

Photo : ICI Radio-Canada

Le ministère de la Santé estime pourtant qu'ils seront 30% de moins à occuper des postes de cadres après la réforme, donc pour ceux qui ne réussiront pas à se replacer, les autres possibilités seront la retraite, la réorientation de carrière, ou même le retour aux études, dit le gouvernement.

Projet de loi 10 :

Ces abolitions de postes découlent de la grande réforme du réseau de la santé mise en place par le ministre Gaétan Barrette. Une des cibles de la loi sur la réorganisation du réseau de la santé est l'abolition de 1300 postes liés à l'administration dans le système de santé à l'échelle de la province pour faire des économies de 600 millions $. Les cadres avaient jusqu'au 31 mars pour prendre une décision quant à leur retraite.

Les nominations et les départs se sont d'ailleurs bousculés rapidement dans le réseau de la santé de l'Est du Québec.

Au cours des dernières semaines, le directeur-général du centre hospitalier du Grand Portage, Daniel Lévesque, et la directrice générale du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Kamouraska et de Temiscouata, Marie-Claude Ouellet, ont tous deux annoncé leur départ, effectif le 31 mars et le 1er avril, respectivement.

Le directeur général du Centre de santé et des services sociaux de Rimouski-Neigette, Daniel Côté, lui, vient d'être nommé au poste de président-directeur général adjoint du nouveau Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-Saint-Laurent. La semaine dernière, on apprenait la nomination d'Isabelle Malo comme présidente-directrice générale du même CISSS, qui sera officiellement institué le 1er avril.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Est du Québec