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Exclusif

Une raffinerie de biodiesel à La Tuque?

Une usine de biodiesel

Une usine de biodiesel

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Radio-Canada a appris qu'une pétrolière européenne pourrait bientôt annoncer un investissement de 600 millions de dollars et la création de 300 emplois dans un projet de raffinerie de biodiesel à La Tuque.

La semaine dernière, une grande entreprise du nord de l'Europe est entrée en contact avec le ministre des Ressources naturelles, Pierre Arcand, afin de lui signifier son vif intérêt d'implanter une usine de raffinage de résidus forestiers pour produire du diesel.

En Suède, où ces technologies ont été inventées, on manque de biomasse à transformer. La Tuque pourrait donc devenir un centre de transformation des résidus forestiers qu'on trouve en grande quantité partout sur les territoires de coupe de bois. À l'heure actuelle, les résidus forestiers sont inexploités en raison de leur faible valeur commerciale.

Le maire de La Tuque, Normand BeaudoinAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maire de La Tuque, Normand Beaudoin

Le maire de La Tuque, Normand Beaudoin, est loin de crier victoire, mais il estime que les nouvelles sont très encourageantes. « C'est une compagnie pétrolière dont je ne peux pas divulguer le nom, tant et aussi longtemps qu'il n'y aura pas quelque chose de concret, mais ce sont des gens qui font déjà du bioraffinage en Europe, plus précisément en Finlande et en Suède », mentionne-t-il.

Le ministre Pierre Arcand refuse de confirmer quoi que ce soit, mais nous avons appris qu'il a rencontré des représentants de cette entreprise à Stockholm, en Suède, le mois dernier. La rencontre aurait été tellement fructueuse que les nouvelles sont parvenues jusqu'à La Tuque la semaine dernière, ainsi qu'au Centre intégré en pâtes et papiers, qui est associé à ce projet.

« Parce qu'on a intéressé des gens et il y a encore je dirais trois jours, j'avais des nouvelles d'un gros investisseur potentiel qui a présenté ça à son conseil d'administration et qui affirme considérer sérieusement le projet. Maintenant, il y a loin de la coupe aux lèvres. Tant qu'un contrat n'est pas signé, il n'est pas signé », dit Patrice Mangin, du Centre intégré en pâtes et papier.

Avant que les premiers litres de biodiesel ne soient produits à La Tuque, il pourrait s'écouler encore plusieurs années.

Le maire de La Tuque et le Centre intégré en pâtes et papiers se donnent jusqu'en 2023 pour rendre le projet à terme.

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