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Des divergences persistent dans le dossier nucléaire iranien à 48 h de la date butoir

Les représentants des pays du P5+1 et de l'Iran pour négocier le programme nucléaire iranien à Lausanne.

Les représentants des pays du P5+1 et de l'Iran pour négocier le programme nucléaire iranien à Lausanne.

Photo : La Presse canadienne / BRENDAN SMIALOWSKI

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les ministres des Affaires étrangères de l'Iran et du groupe P5+1 s'efforçaient lundi de trouver un terrain d'entente, à moins de 48 heures de la date-butoir fixée pour la conclusion d'un accord préliminaire sur le programme nucléaire de Téhéran.

Un tel accord doit ouvrir la voie à un règlement définitif censé être conclu au plus tard le 30 juin.

Depuis vendredi, l'Iran, les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, la Russie et la Chine cherchent à sortir de l'impasse, mais, selon des responsables présents à Lausanne, où se déroulent les discussions, un échec n'est pas à exclure, le pessimisme semblant gagner les négociateurs de toutes les parties.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry, et le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, qui ont déjà discuté tout au long du week-end, ont été rejoints lundi matin par le Britannique Philip Hammond, le Français Laurent Fabius, l'Allemand Frank-Walter Steinmeier, le Russe Sergueï Lavrov et le Chinois Wang Yi afin de tenter de surmonter les divergences qui persistent.

« Si on n'a pas maintenant une espèce d'accord sur un cadre, il sera difficile d'expliquer pourquoi on l'aurait davantage le 30 juin », a déclaré un diplomate occidental.

Il a fait état de trois gros points de friction qui restent à résoudre : la durée d'application d'un éventuel accord, le calendrier de la levée des sanctions de l'ONU et leur
rétablissement en cas de non-respect de l'accord par Téhéran.

« On a avancé sur certains points, mais il reste essentiellement trois points difficiles, l'un concerne la période après les 10 premières années, entre l'année 11 et
l'année 15, l'autre, la levée des sanctions et la troisième le snapback, c'est-à-dire les mécanismes de garantie si les engagements ne sont pas respectés », a détaillé le diplomate.

Progrès et reculs

« Il semble que nous soyons d'accord sur les dix premières années, mais, du côté des Iraniens, la question de ce qui se passe après est plus difficile », a dit le diplomate, quis'exprimait sous le sceau de l'anonymat, ajoutant n'avoir « aucune certitude sur le résultat final ».

Lors d'une téléconférence, Marie Harf, porte-parole du département d'État, a précisé qu'il existait plusieurs façons de gérer les stocks iraniens d'uranium enrichi.

Elle a ajouté qu'il n'était peut-être pas nécessaire que Téhéran envoie cet uranium enrichi à l'étranger dans le cadre d'un accord pour que soit assuré le breakout time d'une année, c'est-à-dire le temps qui serait nécessaire à l'Iran pour constituer un stock suffisant de matière fissile en vue de produire une arme atomique.

« Il peut y avoir d'autres dispositions », a poursuivi Marie Harf.

« Optimisme prudent » pour les Chinois

Du côté de la délégation chinoise, qui a un temps semblé gagnée par le pessimisme, le ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, faisait part en fin d'après-midi de son « optimisme prudent » et assurait que les « positions des parties en présence se rapprochaient ».

Un conseiller du guide suprême de la révolution iranienne, l'ayatollah Ali Khamenei, a critiqué les puissances venues négocier avec Téhérah. « Les négociateurs de notre équipe sont fiables et sont des responsables compétents qui travaillent dur, mais ils doivent prendre garde aux manoeuvres trompeuses et adroites de l'ennemi », a dit Ali Akbar Velayati à l'agence Fars.

Les négociations pourraient durer au moins jusqu'à la date butoir de mardi minuit, voire au-delà, selon certains responsables. Si un accord-cadre est conclu à Lausanne, les
participants pourraient se rendre à Genève pour une cérémonie de signature.

Laurent Fabius et Frank-Walter Steinmeier ont annulé le déplacement conjoint qu'ils devaient effectuer ce lundi au Kazakhstan, afin de rester à Lausanne. Le chef de la diplomatie américaine, John Kerry, a renoncé pour sa part à participer à Boston à une cérémonie à la mémoire d'Edward Kennedy.

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