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Les garderies n'échappent pas au couperet

Des jeux pour enfants dans une garderie à Ottawa.

Des jeux pour enfants dans une garderie à Ottawa.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement Couillard réservait de nouvelles compressions au réseau des services de garde subventionnés dans le budget déposé jeudi par le ministre des Finances Carlos Leitao. Un nouvel effort décrié autant par les CPE que les garderies privées. Ils disent ne plus avoir aucune marge de manœuvre pour réduire leurs coûts.

Le ministère de la Famille entend récupérer 74 millions de dollars dans les budgets des centres de la petite enfance (CPE) et des garderies privées subventionnées, ce qui correspond à une coupe de près de 4 %.

Les compressions se détaillent ainsi:

  • 49,2 millions de dollars pour les centres de la petite enfance (CPE)
  • 22,5 millions de dollars pour les garderies privées subventionnées
  • 2,3 millions de dollars pour les bureaux coordonnateurs
Julie Plamondon, directrice du Regroupement des garderies privées du QuébecAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Julie Plamondon, directrice du Regroupement des garderies privées du Québec

La directrice du Regroupement des garderies privées du Québec (RGPQ), Julie Plamondon, affirme que son réseau aimerait bien collaborer avec le gouvernement en cette période d'austérité, mais qu'il est à bout de souffle.

« On voudrait et on comprend qu'il y a des compressions, mais vous ne pouvez pas compresser quelque chose qui est sec », a-t-elle lancé.

Même son de cloche du côté des CPE. Louis Senécal, président-directeur général de l'Association québécoise des CPE (AQCPE), affirme « qu'il n'y en a plus de marge ».

« En ce moment, c'est déjà le cas, les CPE coupent dans les services directs aux enfants. C'est là que ça se passe. »

— Une citation de  Louis Senécal, président-directeur général de l'AQCPE

Solutions proposées

Le gouvernement offre différentes options au réseau pour absorber cette nouvelle ponction budgétaire.

Les CPE et les garderies peuvent choisir de réduire tout simplement leur budget de 3,9 %. Ils peuvent aussi décider de piger dans leurs surplus ou bien le financement pourrait être revu à la baisse pour les enfants de 4 ans.

Louis Senécal ne voit pas comment l'une de ces solutions peut s'appliquer. « Le réseau des services de garde éducatifs à la petite enfance a déjà largement contribué à la lutte au déficit et il serait temps qu'on réalise qu'il n'y a plus de place pour des économies », insiste-t-il.

Le Regroupement des garderies privées du Québec craint pour sa part la fermeture d'établissements. 

Louis Senécal, président-directeur général de l'AQCPEAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Louis Senécal, président-directeur général de l'AQCPE

Les garderies ne peuvent pas utiliser les récentes hausses de leurs tarifs pour encaisser le choc, puisque l'argent va dans les coffres du gouvernement.

L'Association québécoise des CPE doit consulter ses membres d'ici la semaine prochaine. Il en sera de même pour le Regroupement des garderies privées du Québec (RGPQ).

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