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Frein des dépenses en éducation et en santé : craintes dans l'Est

Carlos Leitao

Carlos Leitao

Radio-Canada

La réduction des dépenses dans les domaines de l'éducation et de la santé, annoncée jeudi dans le budget québécois, suscite l'inquiétude dans l'Est du Québec. Le gouvernement Couillard limitera la croissance des dépenses à seulement 0,2 % en éducation et à 1,4 % en santé. Ces ministères devront faire des économies, car la hausse des fonds qui leur sont alloués n'est pas suffisante.

Sur la Côte-Nord, la présidente du syndicat de l'enseignement de la région du Fer, Jeanine Hould, dit être sous le choc. « C'est un coup de massue », lance-t-elle.

Le ministre peut prétendre que l'éducation est une valeur importante pour lui. On ne peut pas dire à nos élèves d'être patients jusqu'en 2017. C'est absolument incroyable. Si je devais faire des restrictions dans mon budget, je ne commencerais pas par arrêter de nourrir mes enfants.

Jeanine Hould, présidente du syndicat de l'enseignement de la région du Fer

Le député libéral des Îles-de-la-Madeleine, Germain Chevarie, justifie les réductions de budget dans le domaine de l'éducation. « Il y a toute une nouvelle vision qui s'amorce avec des thèmes bien précis qui vont être touchés. La persévérance scolaire, la valorisation de la profession de l'enseignant, plus d'autonomie dans les écoles », soutient-il.

Pour sa part, le président du conseil central CSN de la Côte-Nord, Guillaume Tremblay, déplore que les secteurs de la santé et de l'éducation soient particulièrement mis à contribution pour le retour à l'équilibre budgétaire. « Il est clair qu'il va falloir faire des choix difficiles au niveau de la santé et de l'éducation. [...] les coûts fixes vont continuer d'augmenter beaucoup plus vite que ce qui est prévu. », dit-il.

Frein des dépenses en santé

Le Syndicat des infirmiers, infirmières et inhalothérapeutes de l'Est du Québec est déçu du budget du ministre des Finances, Carlos Leitao. Selon la présidente Micheline Barriault, les besoins vont au-delà du 1,4 % annoncé par Québec.

Mme Barriault estime qu'il faudrait au moins augmenter le budget de 4 % pour répondre à toutes les demandes. Elle ajoute que d'importantes coupes sont à prévoir avec, en prime, l'imposition d'un gel des salaires.

« Avec la loi 10 qui fusionne les établissements, il y a déjà des compressions prévues, explique-t-elle. On va surveiller cela de très près. »

La réorganisation en cours dans le réseau de la santé est défendue par le député Germain Chevarie. « Ce qu'on fait comme transformation majeure en termes de gouvernance et de structure, c'est pour offrir plus d'accessibilité à l'ensemble de la clientèle », assure-t-il.

Budget Québec 2015

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