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Jour 2 du procès d’un ex-ami et chauffeur de Rob Ford

Les accusés: Alessandro Lisi (à g.) et Jamshid Bahrami

Les accusés: Alessandro Lisi (à g.) et Jamshid Bahrami

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

D'autres enregistrements d'écoute électronique de la police devraient être présentés aujourd'hui au deuxième jour du procès à Toronto d'Alessandro Lisi, qui est accusé de trafic de drogue.

Un texte de Jean-Philippe NadeauTwitterCourriel

Une taupe de la police a affirmé en cour, hier, que l'ancien ami et chauffeur occasionnel de l'ex-maire Rob Ford était le fournisseur de Jamshid Bahrami, lorsque les deux hommes ont été arrêtés en 2013.

Le scandale entourant Rob Ford et sa consommation de crack battait son plein à l'époque.

Alessandro Lisi et Jamshid Bahrami, le propriétaire d'un nettoyeur, ont plaidé non coupables.

M. Lisi fait face à huit accusations relatives à la possession et au trafic de marijuana. L'individu de 36 ans aurait aussi profité des produits d'un crime. La couronne a toutefois accepté d'abandonner l'accusation de conspiration dans le but d'en faire le trafic.

Son coaccusé, Jamshid Bahrami, ne fait face qu'à des accusations de possession et de trafic, mais le procès des deux hommes nous apprend que le commerçant de 49 ans a mené les enquêteurs à découvrir les liens étroits qu'il entretenait avec Alessandro Lisi.

Les deux hommes ont été libérés sous caution.

La taupe qui a témoigné au premier jour du procès est le sergent Ross Fernandes. Il a expliqué à la cour qu'il s'était fait passer en août 2013 pour un nouveau client dans le nettoyeur que M. Bahrami possède à Etobicoke. « J'avais mis du papier à rouler dans les poches de deux chemises que je lui avais apportées pour lui montrer que je fumais du cannabis », a-t-il raconté.

Le sergent a ensuite expliqué la façon dont il s'y était pris pour gagner sa confiance avant d'accepter une offre de 115 g de cannabis pour 700 $. M. Bahrami, a-t-il témoigné, lui parlait d'une bonne affaire pour une marijuana de qualité.

Le commerçant a expliqué à son nouveau client qu'il consommait du cannabis à des fins médicales pour son arthrite chronique, mais qu'il se servait de son permis de Santé Canada pour en faire la production et le commerce, à raison de 1800 grammes par mois.

La défense du commerçant invoque l'argument du cannabis à des fins thérapeutiques, rejetant l'accusation de trafic.

Vidéo du crack

M. Bahrami a aussi révélé à l'agent d'infiltration de la police, selon son témoignage, que l'un de ses fournisseurs n'était nul autre qu'Alessandro Lisi. Il lui a affirmé, toutefois, qu'il ne lui faisait pas entièrement confiance. « Je lui cherche un remplaçant », lui avait-il confié.

La taupe a toutefois expliqué à la barre que les premières tentatives de rencontre avec M. Lisi ont toutes échouées, parce que le chauffeur du maire à l'époque gardait un profil bas à cause du scandale à l'hôtel de ville.

Le propriétaire du nettoyeur où la majorité des transactions aurait eu lieu lui aurait donc proposé, en l'absence de M. Lisi, un autre fournisseur d'origine roumaine, qui se faisait appeler Dan. Le policier Fernandes contactera à maintes reprises le présumé trafiquant au téléphone, mais, là aussi, les tentatives de lui acheter de la drogue ont échoué. « Il pense peut-être que tu es un policier », lui avait répondu M. Bahrami devant l'impatience de l'agent d'infiltration.

La fameuse vidéo dans laquelle on voit Rob Ford fumer ce qui ressemble à du crack n'est pas au centre de ce procès, mais M. Bahrami en a touché un mot à la taupe lorsqu'il a réalisé que le policier ne lisait prétendument pas les journaux. « Je ne lis que la page de la Sunshine Girl [photo d'une femme en petite tenue dans un quotidien torontois] », lui avait-il répondu.

On entend Jamshid Bahrami lui dire dans les enregistrements sous écoute que la Couronne a fait entendre que Rob Ford faisait l'objet d'un tapage médiatique à ce sujet.

Alessandro Lisi est d'ailleurs accusé d'extorsion relativement à cette vidéo, mais dans une autre affaire judiciaire qui en est encore au stade de l'enquête préliminaire. Selon la police, il aurait usé de menaces pour tenter de récupérer l'enregistrement.

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Ontario