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L'avortement est un droit acquis, dit Barrette

Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Gaétan Barrette

Le ministre de la Santé et des Services sociaux du Québec, Gaétan Barrette

Photo : PC/Jacques Boissinot

Radio-Canada

Le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, a réitéré que l'avortement est un droit acquis au Québec. Des médecins et travailleurs du domaine de la santé ont émis des craintes en lien avec l'accès à l'avortement dans le cadre de la réforme menée par le ministre.

Gaétan Barrette affirme même que le projet de loi 20 va augmenter l'accès à l'avortement, puisque, désormais, tous les médecins de famille, sans exception, pourront les pratiquer, sous réserve de ne pas dépasser les quotas qui leur sont imposés. « Il n'y aura pas, ni maintenant, ni dans 5 ans, ni dans 10 ans, de limitation à l'accès à l'avortement », affirme le ministre.

« Ce qui est important pour moi ce matin, c'est que les femmes du Québec soient bien rassurées : il n'y a absolument rien dans ce projet de loi là ni dans le règlement, qui va limiter l'accès à l'avortement », assure Gaétan Barrette.

Craintes des professionnels

La trentaine de signataires d'une lettre font valoir que des quotas seront imposés aux médecins qui pratiquent des avortements et que les interruptions de grossesse ne seront plus considérées comme des activités médicales prioritaires.

Le directeur de la clinique de planification des naissances du Centre hospitalier régional de Rimouski, Dr Jocelyn Bérubé, fait partie des signataires, mais il estime que l'accès à l'avortement n'est pas menacé dans la région. « Je pense que pour la région ici ça ne change rien parce que les équivalences qui sont proposées dans le projet de loi sont bien au-delà du nombre d'interruptions de grossesse qu'on fait ici », dit-il.

Avortements en baisse à Rimouski

Par ailleurs, le nombre d'avortements est en diminution progressive depuis les cinq dernières années à Rimouski, selon le Dr Jocelyn Bérubé. Il affirme que le taux de grossesses non planifiées, notamment à l'adolescence, est beaucoup plus bas qu'ailleurs dans la province.

Le médecin attribue cette baisse au travail de prévention qui se fait dans les écoles ainsi qu'à l'accès plus facile aux méthodes de contraception.

De 240 à 250 avortements sont pratiqués chaque année au Centre hospitalier régional de Rimouski.

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