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Un rapport vante les avantages économiques du bilinguisme au N.-B.

Des citoyens se sont mobilisés pour relancer l'idée de faire d'Ottawa une capitale officiellement bilingue.

Des citoyens se sont mobilisés pour relancer l'idée de faire d'Ottawa une capitale officiellement bilingue.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une étude commandée par le Commissariat aux langues officielles du Nouveau-Brunswick rapporte que la province devrait continuer à miser davantage sur le bilinguisme pour améliorer sa situation financière.

Les auteurs de l'étude intitulée « Deux langues, c'est bon pour les affaires : une étude sur les avantages et le potentiel économiques du bilinguisme » sont l'économiste Pierre-Marcel Desjardins et le spécialiste en développement économique David Campbell.

Les auteurs notent par exemple que le bilinguisme dans le secteur des centres de contact, autrefois les « centres d'appels », permet de générer 1,4 milliard de dollars en revenus d'exportation chaque année pour la province. Environ 15 000 personnes travaillent dans ce secteur.

« Le bilinguisme est une richesse que nous n'exploitons pas suffisamment du point de vue économique. »

— Une citation de  Katherine d'Entremont, commissaire aux langues officielles du N.-B.

L'étude démontre que les personnes unilingues profitent davantage du caractère bilingue de la province. Pierre-Marcel Desjardins explique que seuls certains employés bilingues sont nécessaires pour permettre à un secteur d'activité de profiter des avantages économiques du bilinguisme.

« Une chose intéressante, c'est qu'avec la technologie, on n'a pas besoin d'avoir toutes les personnes qui parlent à la fois le français et l'anglais. On peut avoir un unilingue anglophone ou un unilingue francophone et la technologie permet de bien servir la clientèle. Mais, ce qu'on a besoin, c'est d'une base minimale qui connait les deux langues », soutient M. Desjardins. 

Le rapport donne l'exemple du secteur des services administratifs, dans lequel une personne sur trois parle les deux langues officielles et les autres parlent seulement l'anglais. « Le développement du secteur des centres de contact avec la clientèle et de soutien administratif du Nouveau-Brunswick s'est avéré bénéfique pour des milliers de Néo-Brunswickois unilingues », souligne le rapport.

Encore des améliorations possibles

Rapport sur les avantages économiques du bilinguisme au Nouveau-BrunswickAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les auteurs de l'étuide présentent leur rapport.

Photo : Julie-Anne Lapointe/Radio-Canada

Le rapport recommande la création d'un conseil qui aurait pour but de trouver des moyens « d'accroître les avantages découlant du bilinguisme ».

Le comité formé d'intervenants du gouvernement et du domaine des affaires devrait être chargé de développer une stratégie pour aider les entreprises à tirer profit du bilinguisme.

« La main-d'œuvre bilingue et l'engagement gouvernemental à assurer la prestation de services gouvernementaux dans les deux langues officielles peuvent être des outils importants dans nos efforts pour renouer avec une croissance économique soutenue », peut-on lire dans le rapport.

« Avec un rapport comme celui-ci, on ramène les pendules à l'heure. La minorité et le bilinguisme n'est pas un fardeau économique, c'est une création de la richesse.  »

— Une citation de  Jeanne-D'Arc Gaudet, présidente de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick.

Le rapport a été positivement accueilli, mercredi. La députée du Parti progressiste-conservateur, Madeleine Dubé, a déclaré que ce rapport marquait finalement un regard économique du bilinguisme et de ses bénéfices, contrairement aux discussions sociales habituelles.

« Ça démontre très clairement qu'on est bien positionnés et qu'on peut encore mieux se positionner si on promeut notre province sous cet angle », a-t-elle dit.

D'après un reportage de Julie-Anne Lapointe

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