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Le ministre Blais met en garde les étudiants en grève

Le ministre de l'Éducation, François Blais

Le ministre de l'Éducation, François Blais

Radio-Canada

Québec n'a pas l'intention de payer pour la reprise des cours des étudiants si la grève se prolonge, a fait savoir le ministre de l'Éducation au deuxième jour des débrayages dans plusieurs cégeps et universités. François Blais invite la « majorité silencieuse » à voter aux assemblées pour bloquer le mouvement.

« Je ne vois pas comment je pourrais priver de financement les écoles primaires ou secondaires pour financer des gens qui ont décidé de se mettre à la porte de l'université. Nous avons cette préoccupation et je veux que les étudiants le sachent. Il pourra y avoir des conséquences de cette nature-là », a fait savoir le ministre mardi.

Le ministre de l'Éducation a rappelé le contexte financier « extrêmement difficile et exigeant » du gouvernement et le coût « très important » des reprises de cours à la suite de la grève étudiante en 2012. Selon le cabinet du ministre Blais, la reprise des cours a coûté 36,8 millions de dollars lors du printemps érable.

Le ministre invite « la majorité silencieuse » à participer aux assemblées pour bloquer le mouvement de grève. « Je crois que la meilleure façon pour sortir de cette spirale-là, c'est qu'ils aillent voter le plus tôt possible », a-t-il souligné.

Les universités interpellées

François Blais invite par ailleurs les directions des établissements à sévir contre les étudiants qui commettent des gestes répréhensibles.

« Je leur demande dans la mesure du possible d'appliquer les règlements qui existent déjà, qu'ils connaissent très bien, et si nécessaire des sanctions. Je reconnais que c'est sensible, je reconnais qu'ils ne veulent pas ajouter de l'huile sur le feu parce que pour le moment le mouvement est assez circonscrit. Mais dans la mesure du possible, ils ont des règlements qu'ils peuvent appliquer », indique le ministre.

Selon les estimations obtenues par le gouvernement, environ 10 % des étudiants des collèges et des universités n'ont pas eu accès à leurs cours hier. Cette proportion se situe autour de 5 % à 7 % aujourd'hui. 

Les carrés verts mécontents

La menace du gouvernement d'annuler la session est vivement dénoncée par les étudiants contre la grève. La Fondation 1625 estime que le ministre « laisse littéralement tomber les étudiants qui veulent aller à leur cours ».

« Ce qu'on veut c'est une directive claire du gouvernement, une directive ministérielle adressée aux universités et aux cégeps les enjoignant de respecter leur mandat qui est l'éducation », réclame Jean-François Morasse de la Fondation 1625.

La Fondation 1625 veut la fin des piquets de grève afin que les étudiants qui désirent assister à leurs cours puissent le faire librement « sans devoir subir l'intimidation et la violence ».

Jean-François Morasse est l'un des étudiants qui avaient obtenu une injonction du tribunal en 2012 pour pouvoir assister à ses cours à l'Université Laval. Et l'histoire se répète, déplore-t-il, puisque l'Université a envoyé lundi et mardi des agents de sécurité pour faire respecter les piquets de grève. « C'est inadmissible. »

La Fondation 1625 envisage d'ailleurs un recours judiciare « spécifiquement contre l'Université Laval », a prévenu l'étudiant.

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