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Les défenseurs de Tintin plaident pour l'éducation, pas la censure

Dessin  de Hergé vendu 1,3 million d'euros.

Photo : AFP / JOEL SAGET

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des œuvres comme Tintin en Amérique ne devraient pas être bannies même si des gens s'en offusquent, clament des porte-parole de l'Association américaine des bibliothèques (ALA) et du Conseil des livres et périodiques du Canada (BPC).

Le réseau de bibliothèques de la Ville de Winnipeg a récemment décidé de se débarrasser de Tintin en Amérique en raison de la manière « stéréotypée et raciste » dont la bande dessinée dépeint les Autochtones. Des résidents avaient également réclamé publiquement un tel retrait d'une librairie privée, qui a acquiescé, puis refusé.

« Nous voulons combattre ce genre de censure, à savoir le retrait de livres parce que quelqu'un n'aime pas le contenu », campe Deborah Caldwell, directrice adjointe du bureau pour la liberté intellectuelle de l'ALA. « Tout le monde a droit de se faire sa propre opinion sur ce qu'il lit et d'avoir accès à ces idées. »

Chaque année, le bureau dirigé par Mme Calwell compile une liste des livres bannis, ce que fait aussi le BPC, par l'entremise de son projet Freedom to Read. Les deux organismes appuient une mise à l'index seulement quand il s'agit d'un texte contenant de la pornographie juvénile ou incitant à la haine.

« L'éducation et non la censure est la clé du progrès social. »

— Une citation de  Franklin Carter, membre du comité sur la liberté d'expression du BPC

Selon un membre du comité sur la liberté d'expression du BPC, Franklin Carter, l'œuvre d'Hergé ne rentre pas dans cette catégorie et a été créée pour divertir. M. Carter ajoute que l'ouvrage pourrait servir à la recherche sur les bandes dessinées, la littérature pour les enfants et les études autochtones, en plus de permettre à tous les lecteurs d'en apprendre plus sur les stéréotypes d'une époque et les changements de mentalité.

Les défenseurs de la liberté intellectuelle soutiennent qu'il revient aux parents et aux éducateurs de discuter avec les enfants de ce qu'ils lisent. Encore faut-il que les enseignants soient formés à cela, rappelle Jo-Anne Archibald, directrice du programme d'éducation des enseignants autochtones à l'Université de la Colombie-Britannique. Tous les futurs enseignants inscrits à ce programme suivent un cours d'un trimestre pour apprendre aux enfants comment analyser des textes qui contiennent des stéréotypes.

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