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Les bars de danseuses ne font plus recette au Canada

Un signal lumineux indiquant un bar de danseuses
Photo: Sam72/Shutterstock
Radio-Canada

Les bars de danseuses qui pendant des années ont proposé leurs services dans les centres-villes du Canada se font de plus en plus rares en raison d'un marché en plein bouleversement.

Un texte de Philippe MoulierTwitterCourriel

À titre d'exemple, seuls 14 clubs opèrent actuellement à Toronto alors que la ville en dénombrait 63 en 2005, selon le directeur de l'Association canadienne du divertissement pour adultes, Tim Lambrinos.

La ville de Kelowna en Colombie-Britannique, dont la population de 122 000 résidents connaît une forte croissance, détient un seul bar de danseuses depuis la récente fermeture du Cheetah's Show Lounge.

« Notre plus gros problème est le défaut d'application de la loi envers ces salons de massages fictifs qui ne sont rien de plus que des bordels », affirme M. Lambrinos en balayant du revers de la main les explications de la police comme quoi elle ne peut pas facilement rentrer dans ces commerces.

D'après lui, les clients vont dans ces salons, aux dépens des bars de danseuses, car ils proposent des services bien plus prometteurs que de simples danses contact.

De plus, d'autres activités en ligne distraient les jeunes Canadiens. Aujourd'hui, dit-il, « ce sont presque les jeunes femmes qui les amènent dans les clubs. »

L'industrie du divertissement pour adultes doit également contrer cette perception que les danseuses sont des prostituées. Or, souligne M. Lambrinos, les femmes qui dansent dans ces bars le font justement, car elles ne veulent pas rentrer dans le milieu de la prostitution.

Et puis M. Lambrinos rappelle que la décision du gouvernement fédéral en 2007 de ne plus accorder de visas à des danseuses exotiques étrangères pour empêcher leur exploitation ou de les voir victimes de la traite de personnes a fortement réduit le nombre d'employés potentiels.

Ontario

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