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Journée internationale de la Francophonie à Ottawa : des militants veulent le statut de ville bilingue

L'hôtel de ville d'Ottawa. (sept 2014)

Radio-Canada

Alors que la journée internationale de la Francophonie était célébrée à travers le monde vendredi, l'ambiance n'était pas à la fête pour tous les francophones d'Ottawa, puisque la capitale nationale du Canada demeure une ville unilingue anglaise.

Toutefois, selon le député fédéral d'Ottawa-Orléans, Royal Galipeau, le bilinguisme devrait être officiel à la Ville d'Ottawa.

« Je ne peux pas m'imaginer pourquoi ce n'est pas comme ça, mais je comprends qu'il y a une certaine résistance. Toutefois, la résistance ne vient pas de chez nous », explique le député.

Même si la Ville offre des services en français à sa minorité de langue française et que 16 % des postes de fonctionnaires sont désignés bilingues, l'administration municipale s'oppose au bilinguisme officiel.

« Nous avons une position et c'est vraiment clair. C'est une politique de langue qui est efficace et qui marche bien pour notre communauté », expliquait le maire Jim Watson en juin 2013.

Cependant, la source d'espoir pour les fervents du bilinguisme est le 150e anniversaire de la Confédération qui sera célébré en 2017. D'ailleurs, l'homme d'affaires franco-ontarien Jacques de Courville Nicol est du même avis.

« Les grands symboles qui unissent les Canadiens: le drapeau, l'hymne national, le Parlement canadien, la Cour suprême du Canada et la fonction publique. Ce qui manque, c'est évidemment le principal noyau de l'unité du pays qui est la capitale du Canada », soutient Jacques de Courville Nicol.

De plus, selon le directeur général de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Peter Hominuk, le bilinguisme officiel à Ottawa dépasse le cadre municipal, c'est plutôt un enjeu pour l'ensemble de la francophonie ontarienne.

Je pense qu'il y'a un intérêt et que la majorité des Canadiens pensent que la capitale d'un pays bilingue devrait être aussi bilingue

Peter Hominuk, directeur général de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario

Se tourner vers les tribunaux?

À l'instar d'autres batailles comme celle de l'Hôpital, Montfort, le militant francophone Richard Hudon, croit que le mouvement doit se tourner vers les tribunaux.

« L'histoire nous démontre que tous les gains que les francophones au pays et en Ontario ont eus, en fonction de l'article 23 de la Charte, ont été gagnés par des jugements juridiques », explique le militant.

La francophonie pure laine « en perte de vitesse »

Par ailleurs, alors qu'il y a seulement 4,9 % de francophones à l'extérieur du Québec, le député Royal Galipeau croit plutôt que la faute est aux francophones et qu'il faut même remercier les anglophones francophiles.

« La langue française n'est pas en perte de vitesse. La francophonie pure laine est en perte de vitesse et c'est un peu de notre faute », raconte M. Galipeau. « Fort heureusement, les anglophones francophiles viennent nous aider dans la plupart des causes », poursuit-il.

De plus, selon le directeur général de la Coalition ontarienne de la formation des adultes, Michel Robillard, il faut mettre des choses en place afin de continuer de parler la langue de Molière au pays au cours des prochaines décennies.

« Ça passe par l'immigration, par des bons programmes scolaires et par de la formation pour les francophones », affirme le directeur général.

2 M $ pour les francophones

Le député Royal Galipeau, a profité de la journée pour annoncer près de deux millions de dollars d'investissement aux organisations francophones de la région.

Le collège La Cité reçoit 925 004 dollars du fédéral afin d'offrir des capsules de formation en ligne aux entreprises, en plus de créer des services de recherche aux entreprises et aux organismes communautaires.

L'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) recevra de son côté jusqu'à 999 840 dollars pour lancer un programme de stages.

En tout, 36 emplois permanents et 60 emplois à temps partiel seront créés avec cette annonce.

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