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Le nombrilisme de l'Acadie du Nouveau-Brunwick dénoncé 

Le Festival acadien de Clare 2014

Le Festival acadien de Clare 2014

Photo : Nathalie Geddry SRC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La chroniqueuse Marie-Claude Rioux reproche un certain nombrilisme aux Acadiens du Nouveau-Brunswick et elle leur demande d'être plus attentifs aux autres régions acadiennes.

Marie-Claude Rioux est chroniqueuse au journal L'Étoile, dans lequel elle a publié sa prise de position. Elle est aussi directrice générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, mais elle prend soin de préciser qu'elle ne s'exprime pas ici au nom de cet organisme.

Selon elle, le Nouveau-Brunswick oublie trop souvent que l'Acadie ne se limite pas à cette province. Ce sentiment est partagé par les communautés acadiennes des autres provinces de l'Atlantique, dit-elle.

« Je sais que Radio-Canada est souvent la cible de ça, mais on n'a qu'à regarder les présentations qui sont faites devant le CRTC au sujet de Radio-Canada. On reproche effectivement à Radio-Canada, par exemple, de couvrir trop souvent les nouvelles du Nouveau-Brunswick et de ne pas couvrir également celles des autres provinces », affirme Mme Rioux.

Radio-Canada n'est pas nombriliste, selon le directeur de Radio-Canada Acadie, Richard Simoens

Marie-Claude Rioux lance des reproches similaires au gouvernement du Nouveau-Brunswick et à des organisations communautaires.

« Tourisme Nouveau-Brunswick fait sa publicité dans le métro de Paris cette année en parlant du pays de l'Acadie. Bien, je m'excuse, l'Acadie n'est pas limitée aux frontières du Nouveau-Brunswick », rappelle Mme Rioux.

« Je peux parler également du Festival acadien de Caraquet, qui fait une grosse publicité. On a l'impression qu'il n'y a rien d'autre qui existe. En fait, le plus vieux festival acadien célèbre son 60e anniversaire cette année, et c'est dans la région de Baie-Sainte-Marie, dans Clare », ajoute Mme Rioux.

Le directeur général du Festival acadien de Caraquet, Daniel Thériault, croit que son organisation est visée injustement. Il souligne que les liens entre les deux festivals acadiens sont bons et il rappelle que c'est le Festival acadien de Clare qui a inspiré la création de celui de Caraquet.

Pour une plus grande solidarité

Selon Marie-Claude Rioux, si les collectivités acadiennes de la Nouvelle-Écosse, de l'Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve s'effritent, celle du Nouveau-Brunswick s'en trouvera affaiblie. Elle invite les Acadiens à collaborer pour mettre sur pied diverses initiatives profitables à tous, peu importe la province.

« Comme je le dis dans mon article, si on ne fait rien et si on ne se préoccupe pas du sort de nos frères et soeurs de l'extérieur, de l'Acadie dans son ensemble, c'est l'érosion de l'ensemble de l'Acadie qui se produira. Éventuellement, ça va toucher également le Nouveau-Brunswick. Alors, il faut qu'on travaille ensemble. Il faut qu'il y ait davantage d'initiatives communes et qu'on pense réellement Acadie, qu'on pense réellement à proposer des initiatives qui englobent l'ensemble de l'Acadie », conclut Marie-Claude Rioux.

La SNA offre un conseil

Le milieu scolaire pourrait mieux communiquer aux jeunes la réalité des Acadiens de partout, selon le président de la Société nationale de l'Acadie, René Légère. Il espère ainsi que les nouvelles générations sauront relever les défis au moment de nommer et de décrire l'Acadie.

« C'est un défi continuel de l'Acadie de s'assurer qu'on comprend bien la communauté acadienne. Elle se retrouve à la fois sur les quatre provinces de l'Atlantique, mais aussi au sein de la diaspora acadienne qu'on retrouve un peu partout dans le monde, aussi bien le dire. Malheureusement, l'Acadie n'est pas un pays, encore moins une province. Donc, on travaille avec des gouvernements provinciaux qui ont leurs propres défis. Nous, c'est le défi à la Société nationale de l'Acadie, à la Société des Jeux de l'Acadie, et je dirais même à la FrancoFête en Acadie. Je pense qu'on a le défi continuel de sensibiliser un maximum de gens à cette réalité-là pour éviter qu'il y ait de faux pas », explique René Légère.

Les réactions de René Légère, président de la Société Nationale de l'Acadie

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