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Les ménages à faible revenu quittent le centre-ville pour Cap-de-la-Madeleine

La tablée populaire d'Ebyon à Cap-de-la-Madeleine

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Avec la valorisation des premiers quartiers de Trois-Rivières, qui mène inévitablement à une hausse des loyers, on assiste à une migration des résidents moins fortunés vers le secteur Cap-de-la-Madeleine.

Stéphane Sinclair fait partie du lot. Depuis quatre ans, il habite dans le secteur Cap-de-la-Madeleine. Il y fréquente la tablée populaire de l'organisme Ebyon.

Ce qui m'a convaincu de revenir ici, c'était vraiment le prix de loyer.

Stéphane Sinclair

Son grand quatre et demie lui coûte 500 $ par mois. Le chauffage et l'électricité sont inclus. Son ancien logement, dans Sainte-Marguerite, coûtait 160 $ de plus.

Depuis quatre ans, l'organisme Ebyon, à Cap-de-la-Madeleine, accueille de plus en plus de gens dans le besoin comme Stéphane Sinclair. « On avait une moyenne de 40-45 dîneurs, puis là on roule aux alentours de 60-65 dîneurs par midi », raconte Blaise Gagnon qui oeuvre à l'organisme. Il dit entendre souvent les bénéficiaires raconter comment ils ont quitté le centre-ville, qui devenait trop cher.

L'ensemble des observateurs sur le terrain nous dit qu'il y a une aggravation du niveau de pauvreté dans le secteur est de la ville, notamment dans le bas de Cap-de-la-Madeleine.

Réal Boisvert, chercheur à la direction de la santé publique de la Mauricie et du Centre-du-Québec
Indice socio-économique 2011, Trois-RivièresAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Indice socio-économique 2011, Trois-Rivières

Photo : Enquête nationale sur les ménages, 2011

Mais ce phénomène ne se reflète pas encore dans les chiffres, car ils sont moins précis qu'avant. « Le gouvernement Harper nous a fait le cadeau de modifier les méthodes de collecte de données, laisse tomber Réal Boisvert, chercheur à la direction de la santé publique. Au lieu d'avoir un recensement obligatoire, on a une enquête volontaire. »

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