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Attentat sanglant à Tunis : le président Essebsi accuse les djihadistes

Des membres des forces de l'ordre protègent une ambulance sur les lieux de l'attentat.

Photo : Getty Images / FETHI BELAID

Radio-Canada

Pour le président tunisien, il ne fait pas de doute : les responsables de l'attaque qui a fait 22 morts au musée Bardo mercredi à Tunis sont les djihadistes islamistes. Le président Béji Caïd Essebsi s'engage à combattre le terrorisme « sans pitié ».

Je veux que le peuple tunisien comprenne que nous sommes en guerre contre le terrorisme et que ces minorités sauvages ne nous font pas peur. Nous allons les combattre sans pitié jusqu'à notre dernier souffle.

Le président tunisien Caid Essebsi

Les victimes sont de différentes nationalités, selon Mohamed Ali Aroui, porte-parole du ministère de l'Intérieur. Il précise que l'attaque a également fait 42 blessés.

Plus tôt, lors d'une conférence de presse, le premier ministre, Habib Essid, évoquait des victimes de nationalités « polonaise, italienne, allemande et espagnole » sans donner plus de détails.

Deux suspects ont été abattus par les forces de l'ordre, mais les autorités évoquent la possibilité que d'autres assaillants aient pu réussir à s'échapper. Ils ont ouvert le feu sur des touristes qui descendaient d'un bus, avant de les pourchasser à l'intérieur.

Des membres des forces de l'ordre sécurisent le périmètre de l'enceinte du parelement tunisien.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des membres des forces de l'ordre sécurisent le périmètre de l'enceinte du parelement tunisien.

Photo : FETHI BELAID

Retranchés dans le musée près du siège du parlement tunisien, les suspects ont été encerclés par les forces de l'ordre, qui ont donné l'assaut et mis fin à la menace.

Les forces de l'ordre ont également arrêté un suspect en marge de l'opération.

Une centaine de touristes se trouvaient dans le musée lorsque l'attaque s'est produite, mais la majorité d'entre eux ont réussi à prendre la fuite. Les autres ont été libérés lors de l'assaut de la police tunisienne.

Les travaux du Parlement ont été interrompus par les tirs et les députés ont été évacués dans le hall de l'immeuble.

La Tunisie est aux prises avec l'émergence d'une mouvance djihadiste armée depuis sa « révolution du jasmin » de janvier 2011, lors de laquelle les Tunisiens avaient réussi à chasser le président Zine el-Abidine ben Ali du pouvoir. Plusieurs organisations extrémistes, dont Ansar al-Charia, sont apparues dans la foulée de la révolution.

Quelque 3000 Tunisiens ont notamment rejoint les rangs du groupe armé État islamique (EI), selon les autorités, qui craignent que certains rentrent au pays pour commettre des attentats sur le sol national. Par ailleurs, une soixantaine de policiers et de militaires ont été tués dans des escarmouches près de la frontière algérienne, où s'active un groupe armé lié à Al-Qaïda.

Consternation internationale

Bien que l'attentat n'ait pas encore été revendiqué, la porte-parole de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, l'a d'ores et déjà imputé au groupe armé État islamique. « Avec l'attaque qui a frappé Tunis aujourd'hui, l'organisation terroriste Daech vise une fois de plus les pays et les peuples du bassin méditerranéen », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

« Cela renforce notre détermination à coopérer plus étroitement avec nos partenaires pour faire face à la menace terroriste », a ajouté la diplomate italienne. « L'UE est décidée à recourir à tous les moyens à sa disposition pour soutenir pleinement la Tunisie dans son combat contre le terrorisme et la réforme du secteur de la sécurité. »

« Le terrorisme touche aujourd'hui et ce n'est pas un hasard un pays qui représente l'espoir dans le monde arabe », a renchéri le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, quelques minutes après l'attentat. « L'espoir de paix, l'espoir de stabilité, l'espoir de démocratie. Cet espoir doit vivre. »

« Chaque fois qu'un acte terroriste est perpétré, nous sommes tous préoccupés », a pour sa part ajouté le président de la République, François Hollande.

Le secrétaire d'État américain John Kerry a lui aussi condamné l'attentat. Il a indiqué que les États-Unis étaient « aux côtés du peuple tunisien dans cette période difficile ».

État islamique, le règne de la terreur
Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

International