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Élections en Israël : victoire de Nétanyahou

Benyamin Nétanhayou s'adresse à ses partisans.

Photo : Amir Cohen / Reuters

Radio-Canada

Le parti de Benyamin Nétanyahou a devancé son principal rival lors des élections législatives tenues mardi, selon des résultats quasi définitifs dévoilés mercredi matin par la commission électorale. La presse israélienne parle de « grande victoire » pour le premier ministre sortant, donné perdant dans les derniers sondages.

Avec 99,5 % des votes comptabilisés, le Likoud (droite) obtient 23,26 % des votes, ce qui lui donnera 30 sièges sur 120 à la Knesset, tandis que l'Union sioniste (centre gauche) récolte 18,73 % des appuis, un résultat qui se traduira par 24 sièges. La liste commune formée par les partis arabes israéliens arrive en 3e position avec 14 sièges.

Contre tous les pronostics, nous avons signé une grande victoire pour le camp national sous la conduite du Likoud!

Benyamin Nétanyahou, chef du Likoud

Le chef de l'opposition, le travailliste Isaac Herzog, a concédé la victoire tôt ce matin. « J'ai parlé il y a quelques minutes au premier ministre Benyamin Nétanyahou. Je l'ai félicité de son succès et je lui ai souhaité bonne chance », a-t-il déclaré aux médias israéliens. 

Officiellement, le président israélien Reuven Rivilin a sept jours pour décider à qui il confiera la tâche de former une coalition gouvernementale, une fois que les résultats définitifs seront connus, peut-être jeudi. La désignation de M. Nétanyahou ne fait cependant guère de doute.

Le Likoud s'y attend certainement à tout le moins. Il a déclaré que M. Nétanyahou « a l'intention de se mettre immédiatement à la formation du gouvernement afin d'achever cette tâche dans un délai de deux à trois semaines ».

Pour s'assurer d'un quatrième mandat, et un troisième consécutif, celui que les Israéliens surnomment Bibi doit avoir la confiance de la Knesset; il doit donc avoir l'appui de 61 des 120 députés de la Knesset. Des négociations sont donc en cours avec :

  • le parti centriste Kulanu, de l'ex-Likoud Moshe Kahlon, crédité de 10 sièges;
  • le parti Foyer juif, de Naftali Bennett, favorable aux colonies de peuplement, qui a remporté 8 sièges;
  • les partis ultra-orthodoxes Shass et Liste unifiée de la Torah, qui ont 7 sièges chacun;
  • le parti nationaliste Israël Beitenou, du ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, qui a 6 sièges.

Certains observateurs voient cette victoire comme une surprise, puisque les derniers sondages donnaient quatre sièges d'avance à l'Union sioniste, constituée par le travailliste Isaac Herzog et la centriste Tzipi Livni.

Benyamin Nétanyahou a opéré une sorte de blitz électoral de la dernière chance lors des derniers jours de la campagne, lançant une série de promesses visant à remobiliser la base électorale du Likoud et à s'attacher les voix des électeurs des partis d'extrême droite.

Le premier ministre sortant a notamment promis de poursuivre les implantations de colonies dans les territoires palestiniens et a pris l'engagement ferme de s'opposer à la création d'un État palestinien, s'il était reconduit au pouvoir.

Quelque 5,8 millions d'Israéliens avaient le droit de vote dans le cadre de ce scrutin, déclenché par la décision de M. Nétanyahou de dissoudre sa coalition gouvernementale, et ce, plus de deux ans avant l'échéance prévue. 

Le taux de participation a été de 71,8 %, contre 67,8 % lors du scrutin de 2013.

De nombreux défis pour le prochain premier ministre

Les défis du prochain premier ministre israélien seront nombreux. Il devra notamment répondre aux attentes économiques et sociales soulevées pendant la campagne. L'Union sioniste a trouvé un écho certain dans la population en dénonçant la cherté de la vie, le prix des logements et les inégalités sociales dans le pays.

Il devra aussi gérer les relations avec les États-Unis, particulièrement tendues depuis l'arrivée en poste du président Barack Obama. Cette situation est revenue à l'avant-plan lors du discours prononcé par M. Nétanyahou devant le Congrès américain il y a quelques jours.

Le prochain chef du gouvernement devra aussi faire face à l'offensive diplomatique palestinienne. Ces derniers ont récemment annoncé qu'ils comptaient poursuivre des dirigeants israéliens devant la Cour pénale internationale pour crimes de guerre.

Le dossier nucléaire iranien sera aussi à l'ordre du jour du prochain premier ministre, à l'heure où les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU et l'Allemagne tentent de parvenir à une entente avec la République islamique. 

Sans surprise, la victoire de Benyamin Nétanyahou ne plaît guère aux Palestiniens. Selon le secrétaire général de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Yasser Abed Rabbo, les Israéliens ont choisi « la voie du racisme, de l'occupation et de la colonisation », plutôt que celle « des négociations et du partenariat ».

En Iran, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a renvoyé les deux grands partis israéliens dos à dos. « Pour nous, il n'y a pas de différence entre les partis politiques du régime sioniste. Ce sont tous des agresseurs par nature », a déclaré Marizeh Afkham, lors de son point de presse hebdomadaire à Téhéran.

Un système politique complexe

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Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Associated Press

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