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Les Canadiens pourront traverser la frontière américaine plus rapidement

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Le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Jeh Johnson, et le ministre canadien de la Sécurité publique, Steven Blaney.

Le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Jeh Johnson, et le ministre canadien de la Sécurité publique, Steven Blaney.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Traverser la frontière américaine par voie terrestre, ferroviaire ou maritime pourrait bientôt se faire un peu plus facilement par endroits, grâce à une nouvelle entente de précontrôle annoncée lundi par le ministre canadien de la Sécurité publique, Steven Blaney, et le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Jeh Johnson.

L'entente prévoit que des douaniers du pays hôte seront postés dans le pays voisin et pourront interroger les voyageurs qui s'apprêtent à franchir la frontière, de manière à réduire la congestion aux douanes que rencontrent souvent ces voyageurs une fois arrivés à destination.

Elle prévoit aussi que les agents frontaliers pourront traverser d'un pays à l'autre avec leur arme à feu.

L'accord n'entrera pas en vigueur immédiatement. Il doit encore être formellement ratifié par le Congrès américain et le Parlement canadien. Un projet de loi à ce sujet sera bientôt déposé à la Chambre des communes, a d'ailleurs indiqué le ministre Blaney.

Un processus de prédédouanement est déjà en place dans huit aéroports du pays – Calgary, Edmonton, Halifax, Montréal, Ottawa, Toronto, Vancouver et Winnipeg – en vertu du plan d'action Par-delà la frontièreconclu par les deux pays en 2011. Il pourrait être étendu en vertu de la nouvelle entente. 

Ottawa et Washington avaient annoncé à l'époque qu'ils voulaient parvenir à un accord de prédédouanement pour les voyages effectués par voie terrestre, ferroviaire et maritime d'ici la fin de 2012, mais ils n'y étaient pas parvenus jusqu'à maintenant.

« Le but de la législation est de permettre la circulation des citoyens et des citoyennes honnêtes, et des marchandises, pour assurer la prospérité de nos pays respectifs, mais d'être un mur pour toutes les personnes qui voudraient s'attaquer à nos populations respectives », a résumé le ministre Blaney.

Aujourd’hui, nous démontrons qu’en travaillant avec notre partenaire américain, nous ne laisserons pas nos adversaires et nos ennemis entraver la libre circulation des biens, assurer la sécurité de nos frontières et la prospérité de notre pays.

Steven Blaney, ministre canadien de la Sécurité publique

D'après Maryscott Greenwood, du Conseil des affaires canado-américaines, l'accord utilisera des technologies modernes pour accélérer le processus à la frontière. « C'est extraordinaire, c'est historique, c'est un grand jour pour les relations Canada-États-Unis », a-t-elle commenté.

Le secrétaire Johnson a pour sa part salué un « accomplissement majeur qui va produire des bénéfices considérables » pour les deux pays, tant en matière de sécurité que de compétitivité. L'entente, dit-il, « donne un cadre juridique permettant aux agents américains et canadiens d'agir dans l'autre pays à des fins d'autorisation ».

« La préautorisation, c'est permettre aux inspections en matière d'immigration, de douanes et d'agriculture qui sont requises d'aller de l'avant en sol étranger afin de réduire la congestion et les délais à la frontière, et d'accroître l'efficacité et la prévisibilité pour les voyages, le tourisme et le transport transfrontaliers. »

« Cela va aussi renforcer la sécurité à notre frontière commune », a-t-il ajouté.

L'entente ne signifie pas qu'un processus de préautorisation sera disponible à tous les points de passage de la frontière canado-américaine, la plus longue du monde. Le secrétaire Johnson a précisé que le recours à cet accord « fera l'objet de négociations pour chaque poste frontalier ».

Jusqu'à nouvel ordre, aucun projet précis de dédouanement n'a été formellement ciblé. Deux projets pilotes – l'un impliquant la Colombie-Britannique et l'État de Washington, l'autre, l'Ontario et l'État de New York – sont en cours. Les résultats de cette expérience doivent être dévoilés cet été. 

Pour voir le tableau sur le modèle d'immigration de la CAQ sur votre appareil mobile, cliquez ici. (Nouvelle fenêtre)

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Avec les informations de La Presse canadienne

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