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Marches pour dénoncer les changements au programme de procréation assistée

Manifestation à Montréal contre les changements au programme de procréation assistée

Manifestation à Montréal contre les changements au programme de procréation assistée

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au moment où se déroulent les consultations publiques sur le projet de loi du gouvernement Couillard touchant l'accès aux services médicaux, des citoyens ont décidé de manifester leur mécontentement ce week-end à Montréal et à Québec contre les nouvelles restrictions qui seront apportées au programme de procréation assistée.

Non seulement ce programme ne serait plus gratuit, mais il imposerait de nouvelles conditions et un âge maximum de 42 ans pour les femmes qui veulent s'en prévaloir. Plusieurs couples infertiles espèrent que des amendements puissent être encore apportés.

La marche de samedi s'est tenue au centre-ville de Montréal. L'autre marche aura lieu dimanche après-midi, à Québec.

Plus de 30 000 femmes infertiles ont eu recours au programme de procréation assistée depuis sa création en 2010, et environ 5000 naissances en ont résulté. Ce programme coûte 60 millions de dollars par année.

Élodie Mantha, qui souffre de ménopause précoce, a pu avoir un premier enfant grâce au programme de fécondation in vitro. Elle souhaiterait maintenant en avoir un deuxième, mais la nouvelle loi la rendra inadmissible.

« Le fait qu'on en a bénéficié a permis à notre couple de devenir parents, sinon on ne se serait jamais rendus là », dit-elle.

Alors que plusieurs personnes soutiennent que l'infertilité n'est pas une maladie et que la maternité n'est pas un droit, les couples infertiles font valoir que l'impact psychologique est énorme pour eux lorsqu'on leur annonce leur diagnostic.

« Quand on a passé sa vie à se dire jusqu'à maintenant qu'on allait être maman, qu'on allait être papa, tout à coup on se fait dire que ce ne sera peut-être pas possible. C'est un changement de cap énorme. C'est très dur à accepter et la plupart des couples ne veulent pas baisser les bras », poursuit Élodie Mantha.

Les nouvelles règles rendront la fécondation in vitro inabordable pour bien des couples, comme celui de Mathieu Breault, qui tente d'avoir un enfant depuis cinq ans.

« Si la loi 20 du gouvernement Couillard s'appliquait, à ce moment, l'ensemble de cette démarche de fécondation in vitro serait à nos frais, ce qui représente plus de 10 000 $ par essai. C'est quand même difficilement abordable », dit Mathieu Breault.

Les partisans du programme dans sa forme actuelle estiment qu'il s'autofinance.

« L'enfant qui va naître ne s'en ira pas en Ouzbékistan ou ailleurs, il va rester Québécois, il va payer des impôts », soutient Mathieu Breault.

Beaucoup de citoyens sont toutefois d'accord pour mieux encadrer le programme actuel, qui a déjà été qualifié de « bar ouvert » par le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

Les consultations publiques sur le projet de loi 20 se poursuivront du 17 au 25 mars. Les regroupements et organismes qui s'intéressent à l'infertilité seront entendus le mardi, 17 mars.

Avec les informations de Michel Marsolais

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