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Manifestations à travers le pays contre le projet de loi antiterroriste

Manifestation à Ottawa pour dénoncer le projet de loi C-51, le 14 mars Photo: Jérémie Bergeron
Radio-Canada

Des centaines de personnes ont manifesté dans les grandes villes du pays pour dénoncer le projet de loi antiterroriste C-51 du gouvernement Harper.

Les protestataires exigent l'abrogation du projet de loi qui, selon eux, va à l'encontre du respect des droits et libertés.

« Un des problèmes est que la définition de ce qu'est du terrorisme est vraiment ouverte. Avant les attentats de 2001, c'était une définition beaucoup plus précise. Maintenant, tout ce qui n'est pas complètement officiellement légal est tout à coup terroriste », dit Alroy Fonseca, un manifestant à Ottawa.

La chose qui me fait le plus peur, c'est qu'on ne sait pas exactement ce qui va se passer avec ce projet de loi.

Paul Jorgenson, un manifestant

Les manifestants se sont regroupés devant les bureaux du premier ministre Harper, à Ottawa, et devant les bureaux de ministres conservateurs ou de membres du Parti libéral du Canada, qui appuie le projet de loi.

À Montréal, les manifestants se sont rendus devant les bureaux du chef libéral Justin Trudeau.

« Quand on a des convictions, il faut avoir le courage de ces convictions. Ça ne suffit pas de dire qu'on est contre et de voter pour comme les libéraux vont faire. Nous, on va voter contre, on va s'y opposer », a lancé le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, qui était sur place.

Le gouvernement Harper n'est pas en mesure d'expliquer comment ce projet de loi protégera davantage les citoyens, selon Thomas Mulcair.

Des manifestants contre la loi C-51 à MontréalDes manifestants contre la loi C-51 à Montréal Photo : Michel Marsolais

Un projet de loi essentiel, selon Ottawa

De son côté, le ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney, assure que le projet de loi C-51 ne menace aucunement les libertés des citoyens. Au contraire, selon lui, C-51 est essentiel pour assurer la sécurité des Canadiens.

Cette semaine, devant le Comité permanent de la sécurité publique, M. Blaney a défendu l'initiative du gouvernement, soutenant que le projet de loi était équilibré entre les pouvoirs accordés pour assurer la sécurité et la protection des libertés individuelles.

Le ministre soutient que les agents du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), par exemple, devront obtenir un mandat d'un juge fédéral avant de pouvoir intervenir pour éliminer une menace terroriste.

Steven Blaney a répété que le Canada doit se donner davantage d'outils pour lutter contre la menace suscitée notamment par le groupe armé État islamique.

Avec les informations de La Presse canadienne

Politique