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136 cas de rougeole confirmés dans Lanaudière

D'autres cas de rougeole dans Lanaudière : précisions de Normand Grondin

Les autorités de la santé publique dans Lanaudière rapportent maintenant136 cas de rougeole. Le nombre de cas est donc encore à la hausse, puisque mercredi, la Direction de santé publique parlait de 119 cas. 

On s'attend à ce que d'autres cas soient déclarés au cours des prochains jours, puisque des « contacts » sont toujours surveillés, disent les autorités, qui rappellent que tous les cas sont liés entre eux et qu'il s'agit dans tous les cas de personnes qui n'avaient pas été vaccinées.

Une politique de retrait du milieu scolaire a déjà été mise en place à l'École intégrée Saint-Pierre de Joliette, touchée par l'éclosion de rougeole. Les parents qui refusent que leur enfant soit vacciné verront celui-ci exclu de l'école pour une durée de 14 jours suivant le dernier cas de rougeole dans l'école.

Jusqu'ici, les parents de trois enfants ont refusé que leur enfant soit vacciné.

Sur 18 élèves dont le dossier était incomplet au début de l'éclosion, vendredi, ils étaient 11 à avoir pu retourner à l'école, soit parce qu'ils ont reçu le vaccin, soit parce que les vérifications ont permis de démontrer qu'ils avaient une couverture vaccinale complète, a-t-on indiqué à la commission scolaire. Il reste donc maintenant sept dossiers pour lesquels toute la documentation requise n'a pas encore été fournie.

La rougeole est une maladie très contagieuse et que la meilleure façon de la combattre reste la vaccination. La rougeole se manifeste par une forte fièvre, un écoulement nasal et de la toux. Des rougeurs apparaissent ensuite au visage et sur le corps. Les personnes atteintes vont ressentir des douleurs aux yeux et des larmoiements. La maladie dure une à deux semaines. La rougeole peut se compliquer d'une otite, d'une infection pulmonaire, de convulsions ou d'une encéphalite, qui peut causer des dommages permanents au cerveau. La mort survient dans1 cas sur 3000.

La ministre déléguée à la Santé publique, Lucie Charlebois, en entrevue à 24/60, s'est montrée rassurante. « Il n'y a pas lieu de paniquer en ce moment », dit-elle.

Ça se répand, mais en ce moment, je vous dirais que oui, c'est préoccupant [...] mais en ce moment, c'est toujours dans la même région et c'est toujours la même souche.

Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Santé publique

La ministre fait valoir par ailleurs que la Santé publique est présentement en train de bâtir un registre de vaccination au Québec « pour justement savoir comment ça se passe, où sont nos forces, nos faiblesses, qui est vacciné et qui ne l'est pas ».

Mme Charlebois ne pense pas qu'il faut rendre la vaccination obligatoire. Elle estime que la politique de retrait des enfants qui ne sont pas vaccinés de l'école touchée fonctionne bien en ce moment.

Pour consulter ce tableau depuis votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

La dernière éclosion de cas de rougeole remonte à 2007. Plusieurs régions avaient été touchées et quelques personnes avaient dû être hospitalisées. Lorsqu'il n'y a pas d'éclosion, le Québec enregistre entre 0 et 4 cas de rougeole par année depuis 2001. Il s'agit essentiellement de rougeole qui s'est déclarée chez des personnes qui ont contracté la maladie à l'étranger, indique-t-on au ministère de la Santé et des Services sociaux.

La dernière véritable épidémie de rougeole au Québec remonte à 1989, lorsque plus de 10 000 cas avaient été déclarés. Les personnes atteintes étaient en majorité d'âge scolaire. Les autorités avaient alors rapporté 656 hospitalisations, 10 personnes avaient subi une complication cérébrale sous forme d'encéphalite et 7 étaient décédées.

Avec les informations de La Presse canadienne

Société