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Le niveau d'endettement des ménages canadiens atteint un nouveau sommet

Carte de crédit
La Presse canadienne

Le niveau d'endettement des ménages canadiens a atteint un nouveau sommet au quatrième trimestre, a indiqué jeudi Statistique Canada, les revenus des consommateurs ayant progressé plus lentement que leurs emprunts.

Le rapport entre la dette des ménages contractée sur le marché du crédit et le revenu disponible a ainsi atteint 163,3 % au cours du trimestre, a précisé l'agence.

Cela signifie que les ménages ont emprunté en moyenne 1,63 $ en crédit à la consommation, en hypothèque ou en prêt non hypothécaire pour chaque dollar de revenu disponible.

L'économiste en chef de la Banque de Montréal, Doug Porter, estime que cette augmentation n'est pas étonnante compte tenu de la décision de la Banque du Canada de diminuer son taux d'intérêt directeur d'un quart de point de pourcentage en janvier.

Ce sont là les remerciements que les consommateurs reçoivent pour avoir répondu de façon prévisible à la faiblesse record des taux d'intérêt et pour avoir soutenu l'économie au cours des cinq dernières années.

Doug Porter, économiste en chef de la Banque de Montréal 

Davantage d'argent dans les comptes d'épargne

Cependant, l'économiste note que, même si le niveau d'endettement a grimpé, les actifs financiers ont pris de la valeur, les marchés d'actions ayant rebondi et les Canadiens ayant mis de côté plus d'argent dans leurs comptes d'épargne.

La valeur nette des ménages a progressé de 0,9 % au quatrième trimestre; c'est le plus faible taux en six trimestres, a précisé l'agence fédérale.

La valeur nette des ménages par habitant s'est établie à 233 000 $ au quatrième trimestre.

« Malgré la cacophonie des avertissements, la réparation des bilans se poursuit discrètement au sein des ménages canadiens grâce à une légère hausse de l'épargne et aux gains à long terme sur les marchés d'actions », précise M. Porter.

« Même si la croissance de la dette s'est manifestée une fois de plus, la réduction surprise du taux de la Banque du Canada de janvier ayant jeté de l'huile sur le feu, le ralentissement attendu du marché de l'habitation - au moins en Alberta - devrait mettre un terme à la croissance hypothécaire. »

Les finances canadiennes sont vulnérables à un choc, comme une hausse soudaine des taux d'intérêt ou la faiblesse générale de l'économie, et un ralentissement de la croissance du niveau d'endettement des ménages serait « bienvenu », fait valoir M. Porter.

« Malgré tout, l'attention singulière portée à la dette dresse un portrait exagérément négatif des finances des ménages canadiens, qui se sont montrés incroyablement résilients pendant ce cycle et qui ont probablement un assez bon coussin pour offrir un atterrissage en douceur aux dépenses dans l'année à venir. »

Économie