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La police d'Ottawa pourrait protéger les sentinelles non armées

Un soldat mène la garde devant le Monument commémoratif de guerre du Canada.

Un soldat mène la garde devant le Monument commémoratif de guerre du Canada.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministère de la Défense nationale est en pourparlers avec le Service de police d'Ottawa pour que des agents protègent les gardes de cérémonie non armés dans la capitale fédérale, a appris CBC.

Les discussions arrivent près de cinq mois après le meurtre du caporal Nathan Cirillo, le 22 octobre, alors qu'il montait la garde devant la tombe du soldat inconnu.

« Le Monument commémoratif de guerre du Canada fait partie de la juridiction du Service de police d'Ottawa et le ministère de la Défense nationale n'a aucune autorité sur le site », a fait savoir par courriel un porte-parole du ministère, le lieutenant Kirk Sullivan.

Le ministère de la Défense nationale aimerait que deux agents armés protègent les sentinelles du Monument commémoratif de guerre du Canada et, possiblement, les gardes de cérémonie de Rideau Hall, la résidence officielle du gouverneur général.

Les policiers porteraient leur arme de service normale. Après les attentats du mois d'octobre, des agents ont monté la garde au monument, mais ils étaient alors munis d'armes de plus gros calibre.

Les sentinelles doivent retourner à leur poste le 9 avril, après le congé hivernal.

Les armes que tiennent les sentinelles du Monument commémoratif de guerre du Canada ne sont pas chargées.

Des détails à peaufiner

Le surintendant Scott Nystedt, de la police d'Ottawa, indique que les discussions portent sur la protection des soldats qui participent au programme des sentinelles, entre avril et novembre, ce que confirme également le responsable des gardes de cérémonie, le colonel Lionel Smith.

« Des pourparlers sont en cours pour un contrat de services rémunérés avec le ministère de la Défense nationale, explique-t-il. Il n'a pas été signé, et nous travaillons encore aux détails. »

Le contenu d'une éventuelle entente fait toujours l'objet de négociations, mais M. Nystedt souligne que les policiers seraient payés par le ministère de la Défense nationale, ce que réclame d'ailleurs le président de la Commission des services policiers d'Ottawa, Eli El-Chantiry.

Il souhaite que cette affectation soit considérée comme du travail en heures supplémentaires, en dehors des responsabilités régulières des agents.

Nous cherchons une façon d'améliorer la sécurité et la protection de nos membres.

Une citation de :Colonel Lionel Smith, responsable des gardes de cérémonie

« Nous nous attendons à ce que tous les frais soient couverts, parce que nous ne sommes pas en position d'offrir ce type de service gratuitement, quelle que soit la personne qui le demande », affirme M. El-Chantiry.

Équiper les sentinelles d'armes chargées n'est pas une option qui est considérée pour le moment, dans la mesure où leur présence est purement protocolaire, indique un porte-parole des Forces armées canadiennes.

D'après un texte de CBC

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