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Le directeur financier de Google, le Québécois Patrick Pichette, quitte l'entreprise

Patrick Pichette
Patrick Pichette Photo: La Presse canadienne / Frank Gunn
Associated Press

Le Québécois Patrick Pichette, directeur financier de Google, se prépare à quitter l'entreprise, a indiqué mardi le géant américain de l'Internet.

M. Pichette était responsable des finances de l'entreprise de Mountain View, en Californie, depuis août 2008. Il avait travaillé auparavant à Bell Canada (TSX:BCE).

Google a indiqué mardi que le départ de Patrick Pichette aurait lieu d'ici six mois, mais qu'aucune date précise n'avait encore été déterminée. M. Pichette aidera l'entreprise à lui trouver un successeur.

Le changement, dévoilé dans le document livré à l'organisme américain de réglementation des valeurs mobilières, mardi, représente le dernier départ en lice d'un directeur financier dans le secteur des technologies. Apple, Facebook, Twitter et Amazon.com ont déjà remplacé leur directeur financier ou annoncé leur intention de le faire dans l'année en cours.

M. Pichette, 52 ans, était bien plus que le cadre responsable des résultats de Google et de ses liquidités de 64 milliards de dollars - de l'argent qu'il aurait gardé dans un sac à dos qu'il trimbalait dans les bureaux de l'entreprise, disait en plaisantant le président-directeur Eric Schmidt.

M. Pichette a aussi été celui qui a expliqué la stratégie d'affaires et la philosophie de gestion de Google aux investisseurs lors des conférences téléphoniques de résultats trimestriels après que le chef de la direction, Larry Page, eut décidé qu'il voulait déléguer cette tâche en 2013.

Peu après avoir été embauché en août 2008, il a rapidement gagné le respect de Wall Street en freinant les dépenses sans réserve de Google durant la grande récession, un ralentissement de l'économie ayant même mené l'entreprise du web la plus rentable à réduire ses dépenses.

Néanmoins, plus récemment, M. Pichette a dû continuellement expliquer pourquoi l'entreprise californienne avait dépensé des milliards de dollars sur des projets expérimentaux, dont les profits, hypothétiques, prendraient des années à se concrétiser, tels que les voitures sans conducteur et les ballons stratosphériques pour fournir un accès à Internet à des zones de la planète non desservies.

La frustration des investisseurs envers les dépenses de Google dans des technologies qui n'ont rien ou peu à voir avec les activités principales de l'entreprise de recherche et de publicités Internet est l'une des raisons du gel de son titre autour de 560 $, le même niveau auquel il se trouvait à la fin de 2013. L'indice Standard & Poor's 500 a grimpé de 11 % durant cette même période.

Le Québécois, féru de vélo et de randonnée, a décidé de se retirer à un âge encore relativement jeune afin de passer plus de temps à parcourir le monde avec sa femme, Tamar, selon un message publié sur sa page Google Plus. Il ajoute vouloir « laisser la porte ouverte aux heureux hasards pour de prochaines occasions de postes de direction, une fois [leur] longue liste de voyages et d'aventures épuisée ».

M. Pichette pourrait aisément se permettre une retraite anticipée. Il a engrangé près de 31 millions de dollars en gains de ses actions de performance de Google de 2010 à 2013, selon les documents soumis aux organismes de réglementation, en plus des millions en salaires et bonis durant son mandat.

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