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Sécurité ferroviaire : inquiétude et questionnement au Bas-Saint-Laurent

Marie-Christine Gagnon en discute avec Denis Leduc
Radio-Canada

Le déraillement d'un convoi ferroviaire transportant du pétrole dans le Nord de l'Ontario suscite questionnement et inquiétude chez des élus du Bas-Saint-Laurent.

Avec le vaste projet de développement pétrolier à Belledune au Nouveau-Brunswick qui impliquerait une augmentation importante du trafic ferroviaire dans la région, le maire d'Amqui estime qu'il faut tirer des leçons de ce qui se produit.

Gaétan Ruest soutient que la région ne peut se réfugier dans l'aveuglement volontaire. Selon lui, un accident semblable peut survenir au Bas-Saint-Laurent, surtout si le projet de terminal pétrolier à Belledune se réalise. Le projet entraînerait la circulation quotidienne de 240 wagons-citernes de pétrole sur le territoire de la Mitis et de la Matapédia.

« Les élus dans les municipalités ou les villes où passe le rail devraient être un peu plus en mode alerte, dit-il. Il y a des lumières rouges qui s'allument presque chaque semaine. Je ne peux pas jouer à l'autruche avec ça. »

Pour sa part, la mairesse de Mont-Joli, Danielle Doyer, ne craint pas un tel accident. Elle estime qu'il faut se préparer et exiger des mesures de sécurité, car le risque existe et est lié au mode de vie de la région.

« Les gens ne veulent pas de transport sur le fleuve avec des superpétroliers et ne veulent pas de pipeline, dit-elle. Il y en a qui ne veulent pas de transport ferroviaire et en même temps on continue d'avoir des voitures et d'avoir besoin de ces produits-là. Le monde est fait comme ça. On ne fonctionne pas encore entièrement avec des énergies propres. »

Il reste à savoir si ces accidents dans le secteur ferroviaire vont rendre davantage plus attrayant le projet d'oléoduc Énergie Est de TransCanada.

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