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Travailler avec une déficience intellectuelle

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Jason Huard

Jason Huard

Photo : Radio-Canada/Marlène Joseph-Blais

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les personnes qui vivent avec une déficience intellectuelle peuvent parfois avoir de la difficulté à se sentir autonomes et à s'épanouir. Au Centre de protection et de réadaptation de la Côte-Nord, une trentaine d'usagers ont été placés dans des milieux de travail et sont parvenus à bien s'intégrer.

C'est le cas de Jason Huard, qui travaille dans la cuisine du centre jeunesse de Baie-Comeau trois fois par semaine. Il défait les commandes de nourriture et place les aliments au bon endroit.

« J'attends que les commandes soient toutes vérifiées, explique-t-il. Après ça, je commence à les placer et je fais la rotation des fruits et des légumes. Je vais aussi porter le recyclage et les poubelles. Ça, je l'ai fait par moi-même, je n'ai pas eu besoin que personne ne me le demande. »

À 22 ans, Jason Huard était prêt à avoir un emploi. Depuis septembre, il est heureux de remplir toutes ces tâches. Timide au départ, il a rapidement créé des liens avec ses collègues malgré sa déficience intellectuelle. « Ils m'agacent de temps en temps, mais j'aime ça », lance-t-il.

L'éducatrice spécialisée au Centre de protection et de réadaptation de la Côte-Nord, Mona Labillois, estime que des personnes comme Jason Huard apportent « une belle dynamique dans une équipe de travail ».

Mona Labillois croit que cette expérience est très valorisante pour les personnes avec une déficience intellectuelle. « Ils viennent travailler, font des apprentissages et apprennent à travailler avec une équipe. Ils ont un sentiment d'appartenance à leur équipe. »

Même si son réveil sonne maintenant à 6 h tous les jours de travail, Jason Huard ne s'en plaint pas.

« Ça me donne quelque chose à faire, témoigne-t-il. Au lieu de tout le temps regarder la télé ou de jouer à des jeux, ça fait différent. »

Il pourra bientôt essayer un autre emploi pour ensuite choisir l'environnement de travail qu'il préfère. « S'il y a un autre travail, je suis prêt aussi, mais j'aime vraiment ça. Je connais pas mal tout le monde dans la cuisine », dit le jeune travailleur.

D'après le reportage de Marlène Joseph-Blais

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