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États généraux : La Liberté donne la parole aux experts

Le panel d'experts est constitué de Raymond Hébert, Michel Lagacé, Jacqueline Blay, Danielle de Moissac et Rokhaya Ndeye Gueye.

Le panel d'experts a réuni Raymond Hébert, Danielle de Moissac, Rokhaya Ndeye Gueye, Michel Lagacé et Jacqueline Blay.

Photo : Pierre Verrière

Radio-Canada

La méthodologie liée à la collecte d'information dans le cadre des États généraux était au centre du premier « café des experts » qui s'est tenu lundi dans les locaux de l'hebdomadaire francophone La Liberté en présence du public et d'un panel de spécialistes.

Le panel d'experts s'est attaqué à trois questions clés. Ils se sont interrogés sur leur compréhension du processus des États généraux actuels, sur la manière de mettre en oeuvre les recommandations qui découleront des travaux, et ils ont énuméré leurs suggestions pour atteindre ces objectifs.

L'hebdomadaire a déjà organisé deux « cafés citoyens » ouverts au public dans ses bureaux, mais cette fois, c'est le fonctionnement même des États généraux dont il a été question.

« Dans le café citoyen on respecte les quatre questions qui ont été demandées par la Société franco-manitobaine (SFM), alors que dans le café d'experts on est là pour éclairer les gens sur où vont les États généraux », explique Sophie Gaulin, la directrice et rédactrice en chef de la Liberté.

Danielle de Moissac, l'une des panélistes, s'est dite convaincue de la façon dont est mené le débat jusqu'à présent.

« Je pense vraiment dans le fond que le comité directeur des États-Généraux a vraiment bien dressé la table dans le sens qu'ils se sont assuré d'avoir une représentation de toutes les populations qui forment la communauté francophone du Manitoba, donc ils se sont attardés à savoir qui sont ces groupes-là, comment on va les rejoindre, comment on va faire pour entendre ce qu'ils ont à dire », estime la professeure en sciences expérimentales à l'Université de Saint-Boniface.

Un avis discuté par Michel Lagacé, également membre du panel et le rédacteur du rapport de synthèse des États généraux de 1988. Il a fait part de ses craintes de voir certaines composantes de la communauté francophone exclues du débat. Il a rappelé que les premiers États généraux n'étaient pas parvenus à rejoindre les nouveaux immigrés et la communauté métisse.

Étant donné l'absence de communication continue au sujet des États généraux, je ne sais pas comment on va s'y prendre si on reste passifs.

Michel Lagacé

Plusieurs membres du public ont soulevé la question du huis clos au niveau de la consultation de la population, un choix défendu par les chercheurs de l'Université de Saint-Boniface, qui mène des travaux dans le cadre des États généraux. En revanche, des gens ont demandé que plus de rencontres publiques soient organisées et certains ont regretté que la Société franco-manitobaine (SFM) ne participe pas davantage au débat.

L'enseignant Joël Tétrault souligne que le processus manque encore d'actions concrètes.

« Ce soir j'étais content de voir qu'on avait une session d'information avec des experts qui peuvent nous donner un peu de lumière sur le processus, mais en même temps il me semble que la SFM prend un peu l'attitude de laisser-faire et c'est un peu inquiétant pour moi que la SFM propose toute sorte de choses sans actions concrètes », estime-t-il.

Jacqueline Blay, la porte-parole du Comité directeur des États généraux actuels, s'est déclarée satisfaite de l'exercice.

« J'ai aimé l'interaction avec le public aussi et je réalise que pour certaines personnes c'était peut-être encore un mystère, et on a, paraît-il, ouvert bien des portes ce soir à la connaissance. Ces informations-là étaient recherchées et on les a mises de l'avant aujourd'hui », souligne-t-elle.

Les États généraux de la francophonie manitobaine se poursuivent jusqu'au mois de juin. La SFM compilera par la suite le résultat des discussions. Elle présentera un rapport détaillé au public l'automne prochain.

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