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Le péquiste Sylvain Rochon élu avec une courte majorité dans Richelieu

Élection partielle dans Richelieu : compte rendu et analyse de Sébastien Bovet
Radio-Canada

Le péquiste Sylvain Rochon a été élu dans l'élection complémentaire dans Richelieu lundi. Après dépouillement des 152 bureaux de scrutin, il avait 35,98 % des votes et une courte majorité, 710 voix, sur son plus proche adversaire, le caquiste Jean-Bernard Émond (32,48 %).

L'élection complémentaire avait pour but de trouver un successeur à la péquiste Élaine Zakaïb, qui a quitté la vie politique il y a quelques mois pour tenter, en vain, de sauver de la faillite la chaîne de boutiques Jacob.

Le candidat du Parti libéral du Québec (PLQ), l'homme d'affaires Benoit Théroux, a pris la troisième place avec 25 % d'appui. Traditionnellement, le PLQ ne fait pas bonne figure dans ce comté, où il n'a récolté que 18 % du vote en 2012 et 25 % en 2014.

Toute la soirée, la lutte a été très serrée entre les candidats péquiste et caquiste.

La CAQ s'était également classée deuxième en 2012 et 2014, mais cette autre deuxième place a presque des allures de victoire, puisque les appuis du parti dans la circonscription ont grimpé de 27 à 32 % depuis l'élection générale de 2014.

On a mené une campagne positive et je pense que la CAQ vient d'ébranler une forteresse péquiste qui n'existe plus dans Richelieu avec le résultat qu'on connaît ce soir. 

Jean-Bernard Émond, candidat de la CAQ dans Richelieu

Le PQ n'a pas gagné ce scrutin, estime Philippe Couillard

Sylvain Rochon dit que le résultat témoigne de la frustration des citoyens face aux réductions de services et aux politiques d'austérité des libéraux.

« Cette région souvent considérée comme un cul-de-sac, en raison de l'autoroute 30 qui ne débouche pas, vient de montrer le chemin à suivre à tous les Québécois, a-t-il déclaré quelques instants après le dévoilement des derniers résultats. Le chemin de la fierté, de la solidarité et de la dignité. Je n'ai jamais été aussi fier d'être Sorelois et je vais me battre pour que nous gardions nos services médicaux, sociaux et éducatifs. »

De son côté, le premier ministre Philippe Couillard croit que le Parti québécois n'a pas gagné ce scrutin, au contraire.

« Il y a une solide majorité de la population qui croit que les finances publiques doivent être équilibrées, qu'il faut développer l'économie et l'emploi. Il faut s'occuper des vraies affaires, plutôt que d'amener les gens vers un référendum. S'il y a un parti perdant ce soir, c'est le Parti québécois », a-t-il dit devant les partisans de son candidat battu.

Cette déclaration a piqué au vif Sylvain Rochon, qui n'a pas tardé à répliquer. « J'ai gagné! J'ai gagné! M. Couillard est désespéré, a-t-il lancé. Il doit être dans ses petits souliers. Son candidat est loin en troisième place. »

Carte de la circonscription de RichelieuCarte de la circonscription de Richelieu Photo : Radio-Canada

Richelieu a longtemps été le fief de l'ex-ministre Sylvain Simard. Comme son prédécesseur, Mme Zakaïb récoltait de confortables majorités : 3659 en 2014 et 39 % du vote, puis 3601 voix de majorité en 2012 avec 43 % du suffrage exprimé.

La majorité qu'a obtenue Sylvain Rochon, 710 voix, est nettement moins importante, même si le PQ n'a pas ménagé ses efforts au cours des derniers mois ni lésiné sur le nombre de visites de députés péquistes.

Pas moins de huit candidats étaient en lice, dans cette circonscription réputée pour sa fidélité au PQ, qui conserve cette circonscription depuis 1994.

Le chef d'Option nationale, Sol Zanetti, n'a pu faire mieux que la sixième place avec 1,56 % des suffrages.

Le taux de participation est estimé à 47 %.

Avec les informations de La Presse canadienne

Grand Montréal

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