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Un père ramène sa fille adoptive de la Sierra Leone au terme d'un périple imprévu

Ella

Ella

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C’est la fin d’un long périple pour Claude Perras, un père canadien parti chercher sa fille adoptive en Sierra Leone, en pleine crise d’Ebola. Tous deux sont rentrés au pays lundi, en fin d’après-midi, après être restés coincés quatre mois à l’extérieur du pays.

M. Perras était parti, en octobre dernier, chercher la petite Ella, 18 mois, à Freetown, en Sierra Leone. Or, une fois sur place, Citoyenneté et Immigration Canada a refusé d’émettre les papiers nécessaires pour qu’Ella puisse rentrer au Canada avec lui.

Avant de partir, il assure qu'il avait pourtant fait toutes les démarches nécessaires en temps normal pour ramener un enfant adopté au pays.

Or, pris dans des dédales administratifs, M. Perras a craint que lui ou sa fille ne contractent l’Ebola. 

« On s’est retrouvés dans un environnement de crise avec aucun recours, aucune façon de pouvoir s’en sortir. »

— Une citation de  Claude Perras

« On devait déménager souvent, dans des environnements complètement différents à toutes les fois. Au Cap-Vert, on était comme des réfugiés. J’ai dû faire des demandes de visas à nouveau, on nous a acceptés comme résidents là-bas. Donc ç’a été des démarches constantes », a expliqué Claude Perras à son arrivée à l’aéroport.

La mère de M. Perras, Monique Favreau, avait lancé un appel à l’aide à Ottawa en décembre dernier. Elle avait demandé à rencontrer le ministre fédéral de l'Immigration, Chris Alexander, mais il n'a pas donné suite à sa demande. Mme Favreau est morte d’un cancer il y a 10 jours. Elle n’aura pas pu rencontrer sa petite fille.

« Ma mère s’est battue toute sa vie pour ses enfants. Quand elle est allée à Ottawa pour plaider la cause d’Ella, elle a fait ce qu’elle avait à faire pour ses enfants puis sa petite fille. Elle a fait beaucoup. Donc c’est jumelé de joie et de tristesse en même temps », a-t-il dit avec émotion.

Dans les prochaines semaines, pour Claude Perras, l’objectif sera d’établir une routine familiale à la maison avec le bébé, mais il n’écarte pas l’idée d’entamer des démarches auprès du gouvernement canadien pour éviter qu’une autre famille se retrouve dans la même situation que celle qu’il a vécue.

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