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Rénovation séismique : des écoles pourraient attendre 10 ans de plus

Pohto de l'école élémentaire Henry Hudson de Vancouver. Elle présente des risques élevés en cas de tremblement de terre.

L'école élémentaire Henry Hudson de Vancouver présente des risques élevés en cas de tremblement de terre.

Photo : Google maps

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La fin des travaux du programme de mises à jour séismiques des écoles de Vancouver a été repoussée de 10 ans, selon un rapport encore non confirmé. Elle n'aura lieu qu'en 2030 et non pas 2020, comme cela avait été annoncé en 2005 par Victoria. Les écoles dans le reste de la Colombie-Britannique devront attendre 2025.

La commission scolaire de Vancouver juge « inacceptables » les nouveaux retards. Sa commissaire et ancienne présidente, Patti Bacchus, a déclaré « ne pas comprendre » cette situation, estimant que ce nouveau retard de dix ans revient à « mettre les enfants en danger » pour une autre décennie.

Au total, plus d'une quarantaine d'écoles de Vancouver sont classées à haut risque d'effondrement en cas de tremblement de terre. À l'échelle de la province, ce sont quelque 213 écoles qui risquent des dommages considérables.

Réponse cinglante du ministère de l'Éducation

La réaction du ministre de l'Éducation, Peter Fassbender, ne s'est pas fait attendre. Celui-ci a tout bonnement rejeté la faute sur la commission scolaire de Vancouver lors d'une conférence de presse. « Au rythme où la commission a travaillé, ce n'est pas en 2030, mais en 2045 que les projets de rénovation seront terminés. C'est inacceptable », commente-t-il, employant le même qualificatif que la commission, quelques heures auparavant.

Peter Fassbender ajoute que le gouvernement n'a pas arrêté de demander au Conseil scolaire de Vancouver de fournir des définitions de projets complétés et que jusqu'à présent, son cabinet n'en a reçu que 20. Un argument balayé par Patti Bacchus qui répond que le ministère passe son temps à modifier les conditions, repousser les échéances et traîne à donner suite aux projets qui lui sont soumis. Elle déplore aussi que le financement ne cesse de changer en fonction du gouvernement.

« Le financement n'est pas le problème »

Mais là encore, le ping-pong se poursuit. « L'argent a été là et est toujours là pour mener les projets de rénovation à terme. Le financement n'est pas le problème. Le problème vient de l'incapacité de la commission à faire avancer les projets avec les bons ingénieurs », affirme Peter Fassbender. En 2005, le gouvernement libéral de l'époque avait dégagé un milliard de dollars pour que les écoles soient plus sécuritaires. Aujourd'hui, ce budget est deux fois plus élevé.

Le ministre a enfin assuré de sa confiance envers la nouvelle direction de la commission scolaire pour mener les projets à terme en temps et en heure.

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