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La Chine à la croisée des chemins

Le premier ministre chinois Li Keqiang au congrès annuel du Parti communiste.

Le premier ministre Li Keqiang au congrès annuel du Parti communiste.

Photo : La Presse canadienne / Andy Wong

Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après des années de croissance effrénée, l'économie de la Chine se stabilise et montre même des signes de fatigue. Lors du congrès annuel du Parti communiste, le premier ministre Li Keqiang a d'ailleurs parlé de la nécessité de restructurer l'économie.

Un texte d'Yvan CôtéTwitterCourriel

« L'économie mondiale traverse aujourd'hui une phase de réajustement profond qui ne permet qu'une reprise lente de nos activités. Nous serons probablement confrontés cette année à des difficultés plus graves que celles de l'année dernière ».

Résultat : la croissance économique sera anémique en Chine si l'on la compare au boom qu'elle a connu par le passé. Sept pour cent, la plus faible croissance qu'ait connue le pays depuis 24 ans. Si ce pourcentage ferait des heureux au Canada, là-bas il forcera le gouvernement à apporter des changements majeurs à l'économie.

« La pénurie de ressources naturelles, la dégradation croissante de l'environnement et l'augmentation du coût de la main-d'oeuvre compromettent la poursuite d'un développement fondé essentiellement sur une injection massive d'investissements, explique Li Keqiang. Une expansion purement quantitative n'est plus soutenable ».

C'est pourquoi le régime a annoncé qu'il veut maintenant miser sur les nouvelles technologies, la création et l'innovation pour relancer le pays. On veut littéralement faire passer la Chine de son stade « usine de la planète » à une sorte de « Silicon Valley ».

Une situation inévitable, indique Wen Hui Bao, un journaliste à Pékin. La Chine a perdu son côté compétitif et les belles années du secteur manufacturier tirent à leur fin.

« Les industries textiles, par exemple, quittent la Chine pour aller s'installer en Inde et au Vietnam. Le pays doit changer sa structure industrielle. Nous sommes maintenant suffisamment riches pour passer à l'autre étape, celle de la création. Auparavant, il est vrai que la Chine a copié beaucoup la technologie occidentale, mais nous passons en mode innovation ».

Wen croit que la Chine deviendra au cours des prochaines années un leader dans le monde de la téléphonie cellulaire et dans plusieurs autres secteurs de hautes technologies. C'est aussi ce qu'espère le régime communiste, qui a promis de créer cette année 10 millions de nouveaux emplois

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