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  • Exclusif
  • Les autobus scolaires comme solution au manque de transport en commun

    Transport scolaire et en commun : reportage de Francis Labbé
    Radio-Canada

    Un nouveau service de transport en commun fait passablement jaser dans Les Laurentides. Depuis décembre, la Commission scolaire Pierre-Neveu permet à des citoyens de certaines municipalités d'emprunter les autobus scolaires pour se rendre à Mont-Laurier ou à Rivière-Rouge, les deux principaux centres des Hautes-Laurentides.

    Un texte de Francis LabbéTwitterCourriel

    Une cinquantaine de personnes profitent du projet baptisé « Je partage mon autobus ». Selon la commission scolaire, il n'y a aucun risque pour la sécurité des enfants.

    Isabel Vaillancourt, directrice générale, Transport adapté et collectif d'Antoine-Labelle.Isabel Vaillancourt, directrice générale, Transport adapté et collectif d'Antoine-Labelle. Photo : Francis Labbé

    « Nous voulons atteindre le millier de passages dès 2015 », affirme Isabel Vaillancourt, directrice générale du Transport adapté et collectif d'Antoine-Labelle (TACAL) . 

    « Qui d'autre que le transport scolaire est aussi présent dans les territoires que le transport des élèves? Et il y a toujours des places disponibles à bord des véhicules. Donc l'idée, c'est de mettre ces places-là disponibles pour les personnes qui veulent avoir un transport dans les villes centres », explique Isabel Vaillancourt.

    Le projet appelé « Je partage mon Autobus », débute officiellement le 11 mars. Il vise à rendre le transport scolaire accessible au public, au coût de 3 $ le passage. Selon l'organisme qui chapeaute le projet, la région n'aurait pas eu les moyens de se payer un réseau de transport en commun équivalent.

    La sécurité des élèves est prise au sérieux

    Claude Boudrias, responsable du transport scolaire et Secrétaire général, Commission scolaire Pierre-Neveu.Claude Boudrias, responsable du transport scolaire et Secrétaire général, Commission scolaire Pierre-Neveu. Photo : Francis Labbé

    Pour Claude Boudrias, responsable du transport scolaire à la Commission scolaire Pierre-Neveu, les mesures en place sont suffisantes pour assurer la sécurité des élèves.

     « Les utilisateurs ont un siège qui est réservé dans les trois premières rangées. On demande qu'il n'y ait pas de contact avec les élèves. Au besoin, nous faisons une vérification des antécédents judiciaires », explique Claude Boudrias.

    La mesure n'est pas sans précédent : il y a déjà plusieurs années que des gens, inscrits dans les centres de formation professionnelle ou d'éducation aux adultes, voyagent dans les autobus scolaires

    « Depuis 25 ans, c'est plus de 1 million de transports adultes qu'on a faits vers les écoles. Nous n'avons eu aucun problème majeur à signaler », souligne-t-il.

    Ça remplit les autobus et ça rend service aux gens.

    Richard, chauffeur

    À la Fédération des transporteurs par autobus du Québec, on voit l'idée d'un bon oeil, d'autant plus qu'elle est appliquée dans d'autres régions du Québec. « C'est notamment le cas en Gaspésie et dans la région Chaudière-Appalaches », explique Luc Lafrance, directeur général de la Fédération. 

    M. Lafrance aimerait cependant que les antécédents judiciaires soient vérifiés de manière plus systématique, mais pour Claude Boudrias, il n'est pas nécessaire d'aller aussi loin dans cette voie.

    « La vérification des antécédents va nous dire seulement si une personne a été reconnue coupable d'un acte répréhensible », réplique Claude Boudrias.

    « Nous connaissons les gens, nos chauffeurs sont en poste depuis plusieurs années. Si nous sentons qu'il faut vérifier les antécédents de quelqu'un, nous allons le faire assurément », poursuit-il

    « Quand mon auto ne démarre pas, il y a l'autobus » – Manon Villemure

    Manon Villemure fait partie des quelque 50 civils qui prennent l'autobus scolaire en guise de transport en commun dans les Hautes-Laurentides.Manon Villemure fait partie des quelque 50 civils qui prennent l'autobus scolaire en guise de transport en commun dans les Hautes-Laurentides. Photo : Francis Labbé

    Manon Villemure enseigne à la polyvalente Saint-Joseph de Mont-Laurier. Comme des milliers de Québécois, elle se rend au travail en autobus. Sauf que celui qu'elle utilise est un autobus scolaire bondé d'adolescents.

    « C'est une très bonne idée. Puis, je trouve ça plus écologique », explique Manon Villemure, enseignante de secondaire 3. « C'est bon pour mon économie personnelle. Quand mon auto part pas, il n'y a pas d'autres moyens dans les Hautes-Laurentides. »

    « Et ça m'évite le stress de la route. L'hiver, la route 117 n'est pas toujours bien dégagée. On y rencontre des camions lourds chargés de billots de bois, dans des courbes et des pentes. Je suis mieux dans l'autobus. »

    Dans les Hautes-Laurentides, les autobus scolaires servent aussi à transporter des citoyens vers les centres urbains.Dans les Hautes-Laurentides, les autobus scolaires servent aussi à transporter des citoyens vers les centres urbains. Photo : Francis Labbé

    Société