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Plus d'un an après l'éclosion de l'Ebola, où en sommes-nous?

Ambulance au Liberia

Ambulance au Liberia

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Abbas Dulleh

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une conférence internationale se tient aujourd'hui à Bruxelles pour faire le point sur la lutte contre l'épidémie et discuter de la relance des économies des pays touchés. Un an après le début de l'éclosion, le bilan des victimes continue à augmenter, mais à un rythme plus lent.

Les nouveaux cas d'Ebola sont concentrés dans les trois pays les plus touchés, le Liberia, la Guinée et la Sierra Leone, mais beaucoup reste à faire pour ce que ces pays atteignent leur objectif « zéro infection Ebola d'ici au 15 avril ».

Des organisations non gouvernementales craignent d'ailleurs que les pays baissent la garde, tout comme les populations à risque de contracter le virus.


LIBERIA : retour en classe et départ de soldats américains

Avec plus de 4000 morts, le Liberia est le pays qui contrôle le mieux cette éclosion, qui est la plus grave depuis l'apparition du virus en 1976. C'est notamment grâce à l'aide de l'armée américaine. Le nombre de nouveaux cas s'élève maintenant à environ un à trois par semaine.

Jusqu'à 2800 soldats américains ont été déployés en Afrique de l'Ouest, surtout au Liberia, pour construire des centres de traitement, former du personnel et fournir du soutien logistique aux organismes d'aide. Fin février, l'opération militaire américaine au Liberia s'est terminée.

Quelques jours plus tôt, les écoles du Liberia avaient été rouvertes, tout comme les frontières du pays, et le couvre-feu levé.

Pour consulter ce graphique sur l'Ebola sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).


SIERRE LEONE : retour de mesures préventives

Depuis quelques jours, la Sierra Leone enregistre une nouvelle hausse de cas, ce qui a incité le gouvernement à limiter de nouveau le nombre de passagers dans les taxis et imposer des restrictions sur des activités maritimes. Les postes de contrôle policiers seront aussi renforcés.

Ces mesures, annoncées samedi dernier, avaient été levées en janvier.

D'ailleurs, le vice-président du pays, Alhaji Samuel Sam Sumana, s'est volontairement mis en quarantaine dimanche après qu'un de ses gardes du corps est mort de l'Ebola. Le virus a fait plus de 3500 morts en Sierra Leone.


GUINÉE : craintes et violence

Même si la vitesse de propagation du virus ralentit en Guinée, la population reste craintive et des affrontements surviennent entre citoyens et travailleurs humanitaires. Mi-février, la Croix-Rouge indiquait que ses volontaires subissent une dizaine d'attaques chaque mois, soit des agressions verbales ou des actes de violence physique.

Les travailleurs humanitaires doivent combattre certaines rumeurs, dont celle voulant qu'ils aient importé le virus en Guinée, et, à l'occasion, doivent affronter l'opposition des communautés lorsque vient le temps d'organiser des funérailles sécuritaires d'une victime de l'Ebola.

La Guinée rapporte plus de 2100 morts liés à l'Ebola.

Pour consulter ce graphique sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

Et au Canada?

Aucun cas d'Ebola n'a été confirmé au pays. Les gouvernements fédéral et provinciaux ont mis en place des plans pour éviter la propagation du virus au Canada.

Depuis le 31 octobre dernier, Ottawa refuse d'accorder des visas aux résidents de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone.

L'an dernier, des essais cliniques ont été lancés aux États-Unis pour tester un vaccin canadien contre l'Ebola. Pour l'instant, il n'existe aucun traitement contre le virus.

Avec les informations de La Croix, New York Times, Agence France-Presse, et Associated Press

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