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Le service d'autobus rapide plutôt qu'un tramway, à moyen terme

Un reportage de Nicolas Vigneault
Radio-Canada

Les Villes de Québec et de Lévis arrêtent leur choix sur le service rapide par autobus (SRB), deux fois moins cher et plus malléable que le tramway, pour leur grand projet de transport collectif qui permettrait de desservir la population sur un tracé de 38 km, allant de la Basse-Ville de Québec jusqu'au centre-ville de Lévis.

Les maires des deux villes ont dévoilé ce matin les résultats de l'étude de faisabilité amorcée en 2012 portant sur le projet de tramway et de SRB, un service d'autobus biarticulé pouvant transporter 150 passagers.

Selon cette étude, la mise en place d'un service rapide par autobus serait plus avantageuse à moyen terme que celle d'un tramway.

Coûts totaux pour l'implantation des systèmes selon l'étude :

Tramway : 2,045 milliards
SRB électrique : 1,398 milliard
SRB évolutif : 1,282 milliard
SRB fiabilisé (option favorisée par la ville de Québec) : 1,102 milliard
SRB de base : 919 millions

Cliquer ici pour voir la vidéo sur les appareils mobiles. (Nouvelle fenêtre)

En tout, cinq options ont été examinées, soit celle du tramway et quatre options de SRB qui diffèrent selon le mode de propulsion électrique ou hybride et la possibilité éventuelle de transformer ce service en tramway.

Selon les options choisies, la mise en place d'un SRB coûterait entre 919 millions et 1,4 milliard de dollars sur 10 ans, tandis que les coûts de mise en place d'un tramway seraient d'un peu plus de 2 milliards de dollars. 

Pour le maire de Québec, Régis Labeaume, le service rapide par autobus est l'option la plus valable actuellement et contribuerait au développement de la ville. 

C'est un projet de transport collectif de développement et c'est une ligne qui passe dans les coins dévitalisés de Québec et on a fait un choix en ce sens-là. La preuve est faite à Toronto, à York, quand vous avez du transport collectif efficace, ça se développe tout autour.

Le maire de Québec, Régis Labeaume

Bon jusqu'en 2041

Le maire de Québec, Régis Labeaume, estime que le projet doit être financé par les gouvernements.Le maire de Québec, Régis Labeaume, estime que le projet doit être financé par les gouvernements.

S'il répondra aux besoins à moyen terme, le service devra cependant évoluer pour satisfaire aux besoins futurs correspondants aux projections démographiques après 2041. La conversion ultérieure du SRB vers le tramway est envisagée dans le rapport.

Le maire Labeaume croit cependant que l'évolution de la technologie amènera d'autres options que le tramway.

« Dans 25 ans, quel sera l'état de la technologie dans le transport collectif? [...] Est-ce qu'on aura un triarticulé électrique? Est-ce qu'on aura des autobus à deux étages électriques? Dans l'état actuel de la technologie, dans 25 ans, pour des raisons de débit, on aura besoin d'un système qui transportera plus de personnes », dit le maire.

Deux options appelées SRB évolutif et SRB fiabilisé seraient à privilégier, car elles pourraient éventuellement être transformables vers un autre système de transport collectif comme le tramway.

Les coûts d'une telle transformation seraient d'un peu plus d'un milliard de dollars.

Financement

Le maire de Québec croit que les gouvernements devraient financer à 100 % le projet de SRB. Le privé pourrait s'impliquer pour les pôles d'échange, là où les utilisateurs pourront transférer vers les lignes Métrobus et les lignes Express.

Le fait que le projet de SRB pourrait être réalisé par phases joue en sa faveur dans le contexte économique actuel. Il permet de s'ajuster aux besoins et aux possibilités financières des gouvernements, a fait valoir le maire Labeaume. « Le plus gros avantage du projet actuel, c'est qu'il coûte moins cher, mais surtout, qu'il est phasable dans sa création. »

Une première phase allant des ponts jusqu'au boulevard Charest pourrait par exemple être réalisée au coût de 650 millions de dollars.

La mise en service du réseau, qui compterait une soixantaine de stations sur tout le parcours de Québec à Lévis, pourrait être complétée en 2025. 

À la lumière de cette étude, les villes de Québec et de Lévis recommandent de poursuivre les analyses pour déterminer quelle option de SRB (évolutive ou fiabilisée) serait la meilleure pour que le service puisse évoluer pour satisfaire les besoins futurs.

Les Villes souhaitent aussi la création d'un bureau de projet pour mener la préparation de préparation du projet.

SRB en bref :

Propulsion : Hybride électricité-diesel ou tout électrique
Dimensions : Longueur de 24 mètres et capacité de 150 passages par véhicule
Circulation : Véhicules unidirectionnels
Pentes : Capacité de gravir les pentes les plus fortes le long du tracé

La carte du tracé projeté pour le SRBLa carte du tracé projeté pour le SRB Photo : Ville de Québec
Un texte de Véronica Lê-HuuCourriel

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