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François Blais hérite du ministère de l'Éducation

François Blais hérite du ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec. Sa nomination a été confirmée ce matin par le premier ministre Philipe Couillard.

Photo : La Presse canadienne / Presse canadienne/Jacques Boissinot

Radio-Canada

François Blais succède à Yves Bolduc au ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur du Québec. Sa nomination a été confirmée vendredi matin après la visite du premier ministre Couillard au lieutenant-gouverneur du Québec.

M. Blais était jusqu'ici ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Ce poste est confié à Sam Hamad, qui est déjà ministre du Travail. Ce dernier cumulera les deux fonctions, comme il l'a déjà fait il y a quelques années pour le gouvernement de Jean Charest.

Il est à noter que les ministères que dirigent maintenant MM. Blais et Hamad sont fusionnés. Cela fait en sorte qu'il y a désormais deux ministères de moins au sein du gouvernement. Il y aura aussi un ministre en moins au Conseil des ministres. 

Le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand, hérite pour sa part du poste de ministre responsable de la Côte-Nord, qu'occupait aussi M. Bolduc. M. Arcand est aussi ministre responsable du Plan Nord, et ministre responsable des régions des Laurentides et de Lanaudière.

Le premier ministre Couillard a cependant fait savoir que la responsabilité de ces deux dernières régions serait réassignée au cours des prochaines semaines.

Au ministère de l'Éducation, M. Blais devra piloter le délicat dossier du regroupement des commissions scolaires qu'avait entrepris M. Bolduc.

Il devra aussi composer avec la grogne des syndiqués du milieu, mécontents des dernières propositions gouvernementales, et avec un mouvement de grève étudiante qui prend forme dans certaines facultés universitaires.

François Blais connaît bien le milieu de l'enseignement supérieur. Après avoir décroché un doctorat en philosophie à l'Université du Québec à Montréal, il a été professeur de sciences politiques à l'Université Laval à compter de 1992.

Il est devenu directeur du département en 2003, puis doyen de la Faculté des sciences sociales en 2006. Il a quitté cette fonction l'année dernière pour se lancer en politique. Il a été élu député de Charlesbourg avec une bonne majorité.

Un enfant du rapport Parent

Lorsqu'il a appris sa nomination, François Blais a eu une pensée pour sa mère décédée, en se disant qu'elle aurait été bien heureuse du sort de son fils.

François Blais se définit comme un enfant du rapport Parent. Il est allé à l'école publique et ses cinq enfants aussi, a-t-il précisé dans une entrevue à l'émission Pas de midi sans info sur Radio-Canada première.

Je dois beaucoup à l'école publique, j'espère lui redonner aussi quelque chose dans les prochains mois.

François Blais

À propos du regroupement des commissions scolaires, le nouveau ministre s'est montré prudent.

« Il y a une volonté très claire du gouvernement de simplifier les structures. La réforme des commissions scolaires va dans cette direction. Maintenant, où est-elle rendue? Qu'est-ce qui accroche? Qu'est-ce qui va bien? Je ne peux pas me prononcer pour le moment, mais je vous en parlerai dans les prochaines semaines », a-t-il dit.

Il est aussi d'avis que la fusion du ministère de l'Éducation avec l'Enseignement supérieur (defusionné sous le gouvernement du Parti québécois) est une bonne chose. « Il y a des besoins contigus. On essaie de faire davantage de passerelles que de faire des silos au niveau de l'éducation, donc je suis bien content de cette fusion », a-t-il dit.

Ce miniremaniement ministériel - « des ajustements », dit le gouvernement - a été rendu nécessaire par la démission d'Yves Bolduc. Le ministre a annoncé son départ au moment où des rumeurs de remaniement allaient déjà bon train et laissaient croire qu'il allait être rétrogradé.

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