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Le vétéran Ernest Côté est décédé

Le vétéran Ernest Côté raconte son histoire à Daniel Bouchard.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le vétéran Ernest Côté, âgé de 101 ans, est décédé de cause naturelle mercredi soir à Ottawa. La Chambre des communes lui a rendu hommage, jeudi, par une ovation.

Son courage avait été salué dans la capitale nationale à la suite de la tentative d'assassinat dont il a été victime dans sa résidence, en décembre dernier.

Il avait reçu une ovation en janvier dernier à l'occasion d'un match de hockey des Sénateurs au Centre Canadian Tire.

Le colonel à la retraite et vétéran de la Deuxième Guerre mondiale avait été ligoté, mais il avait fini par se libérer pour appeler la police.

Son présumé agresseur, Ian Bush, a récemment été arrêté.

Cette arrestation a permis à la police de le relier à une autre agression qui avait fait trois morts en juillet 2007. Il s'agissait du juge Alban Garon, de son épouse et d'une amie du couple.

Ernest Côté avait été choisi pour recevoir la médaille de l'Ordre de la Pléiade ce printemps à Toronto. L'Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) Ontario voulait saluer sa contribution à la promotion de la francophonie en Ontario.

Il est né à Edmonton en 1913.

Biographie d'Ernest Adolphe Côté, MBE, Ld'H, BSc, LLB

Troisième fils du Sénateur Jean Léon Côté et de Cécile (Gagnon) Côté, il est né à Edmonton, Alberta, le 12 juin 1913. Grâce aux jésuites et à son grand-père, il fait ses études au Collège des jésuites d'Edmonton et en 1931 obtient son B.Sc. à l'Université Laval. En 1938, il obtient son LL.B. et est admis au Barreau de l'Alberta en octobre 1939.

Dès décembre 1939, il se rend en Angleterre comme lieutenant avec le Royal 22e Régiment. Pendant la guerre, il occupe une série de fonctions au sein de l'armée canadienne. Fin 1942, début 1943, il est nommé assistant adjudant et quartier-maître général de la 3e Division d'infanterie canadienne, comme lieutenant-colonel. Il est responsable de la logistique de la Division pour l'invasion de la Normandie, où il débarque le 6 juin 1944.

C'est en décembre 1944 qu'il quitte la Division à Nimègue (Hollande) après avoir servi outremer durant cinq ans. Au début de 1945, il est promu au rang de colonel et est nommé assistant vice-adjudant général adjoint au quartier général de la Défense à Ottawa. Il quitte les Forces armées en juillet 1945 pour devenir deuxième secrétaire au ministère des Affaires extérieures.

C'est en juin 1945 qu'il épouse Madeleine Frémont de Québec, maintenant décédée. Ils ont quatre enfants : Michel Frémont-Côté, Benoît, Denyse et Lucie.

À titre de conseiller de la délégation canadienne, M. Côté participe aux premières réunions de l'Assemblée générale des Nations unies à Londres, à New York et à Paris. Il participe aussi à l'élaboration de la charte de l'Organisation mondiale de la santé. En 1948-q949, il est affecté au Collège impérial de la Défense à Londres. Par la suite, il devient conseiller juridique auprès du Haut-commissariat canadien à Londres.

Vers 1952, il est chef de la Direction des Amériques au Ministère à Ottawa, et devient avocat-conseil auprès de la section canadienne de la Commission des eaux limitrophes. En 1963, il en est nommé sous-ministre au ministère du Nord canadien et des Ressources nationales. Sous-ministre des Anciens combattants en 1968, il devient solliciteur-général adjoint du Canada de 1968 à 1972, puis est nommé ambassadeur du Canada en Finlande (1972-1975). À la fin de 1975, il prend sa retraite de la Fonction publique fédérale.

Il est un des gouverneurs de l'Université d'Ottawa de 1968 à 1972, ainsi qu'un des régents de l'Université de Sudbury. De 1964 à 1973 et de 1977 à 1988, il est un des directeurs de la Société de géographie royale du Canada. Il est aussi membre du conseil d'administration de la Bibliothèque publique d'Ottawa pendant plusieurs années. Aujourd'hui, il demeure membre de la Fondation canadienne de la bataille de la Normandie et membre honoraire de l'Association de l'Hôpital Montfort.

Le 6 juin 2004, lors du 60e anniversaire du débarquement de la 3e Division canadienne en Normandie pour la libération de la France du joug nazi, l'ambassadeur de France au Canada lui remet les insignes de Chevalier de la Légion d'Honneur en reconnaissance de ses services militaires.

Source : Famille Côté

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