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Les compressions à l'aide sociale à nouveau dénoncées

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Le Musée de Saint-Boniface a des vêtements d’époque à proposer.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les centres d'intervention en dépendance demandent à nouveau au gouvernement de faire marche arrière sur les compressions annoncées à l'aide sociale.

L'Association québécoise des centres d'intervention en dépendance  (AQCID) répète que les compressions pourraient priver plus de 7000 personnes de thérapies contre les dépendances.

La réduction des allocations de 600 $ à 200 $ sera un frein pour accéder aux thérapies pour les personnes toxicomanes, estime Valérie Hourdeaux, directrice du centre Le Rucher.

« On a fait l'exercice avec l'ensemble de nos gens qui sont prestataires d'aide sociale. Avec un budget à 200 $, et ce même s'il y a une gratuité, les gens ne peuvent pas finalement se réinsérer », affirme-t-elle.

Une aide essentielle

Paul Poulin, quia perdu son emploi en raison d'une dépendance à l'alcool et aux droguesAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Paul Poulin, quia perdu son emploi en raison d'une dépendance à l'alcool et aux drogues

Pour Paul Poulin,  qui a perdu son emploi en raison d'une dépendance à l'alcool et aux drogues, les prestations d'aide sociale ont été déterminantes pour accéder à une thérapie et lui sauver la vie.

« Le 15 décembre 2009, j'ai fait une tentative de suicide. On a dû me réanimer, m'intuber. Ça, ça a fait que soit je cesse de consommer, soit je me suicide pour finalement mourir pour vrai », raconte-t-il.

L'aide sociale lui a permis de se prendre en main et d'accéder à une thérapie fermée au centre Le Rucher.

« Cet argent-là m'était nécessaire pour me sauver la vie, pour m'aider à me rétablir », dit-il.

Selon l'Association toutefois, 40 centres de thérapie devront fermer leur porte dans la prochaine année parce que leur clientèle n'aura plus les moyens d'aller en thérapie, souligne affirme Vincent Marcoux, directeur général de l'Association québécoise des centres d'intervention en dépendance.

« C'est 40 ressources qui vont devoir fermer leur porte, donc c'est 7300 personnes qui n'auront plus de services l'année prochaine », dit-il.

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière de services sociaux, Jean-François Lisée, appuie les organismes dans leurs demandes.

« Plutôt qu'être en mode solution, ils [le gouvernement Couillard] sont en mode confrontation, mais ce n'est pas des petites guerres politiques qui se font, on parle de la condition humaine de 7000 personnes qui veulent retourner à la vie active et que ce règlement est en train d'empêcher de faire. »

Manon Massé, députée de Québec Solidaire est du même avis.

« Ce ministre-là oublie qu'il y a des gens qui on eu des bad luck dans la vie, qu'il y a des gens qui se sont retrouvés dans des situations qu'ils ne voulaient pas et que socialement on veut être solidaire avec ces gens et on veut que ces gens puissent s'en sortir. »

L'Association québécoise des centres d'intervention en dépendance estime que plutôt que d'économiser les 6 millions de dollars prévus, le gouvernement devra assumer plus de 30 millions en dommages collatéraux.

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