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Le poids du pétrole sur le Mexique, l'Iran et le Nigeria

Une installation pétrolière à Tula, au nord de la ville de Mexico
Une installation pétrolière à Tula, au nord de la ville de Mexico Photo: Henry Romero/Reuters
Radio-Canada

Même s'ils ne sont pas parmi les cinq plus grands producteurs de pétrole, certains pays doivent quand même réduire leurs dépenses pour compenser des revenus plus faibles en raison du recul des cours, et les incidences sur leurs finances publiques sont marquées. Voici les cas du Mexique, de l'Iran et du Nigeria.

Un texte d'Anyck BéraudTwitterCourriel à L'heure du monde

LE MEXIQUE, 10e producteur mondial

En 2014, la croissance du PIB a été moins forte que ce que prévoyait le gouvernement : 2,1 % au lieu de 3,9 %, principalement à cause de la chute du cours du brut.

Le pétrole compte pour le tiers des ressources financières du Mexique. Le gouvernement a revu à la baisse ses dépenses publiques pour 2015, avec des compressions de quelque 8 milliards de dollars.

Au couperet, entre autres : le projet de train à grande vitesse entre Mexico et Querétaro, une ville située à environ 200 kilomètres de la capitale, est mis sur la glace. Ce projet de presque 4 milliards de dollars pour un premier TGV en Amérique latine avait été attribué à consortium mené par un groupe chinois. Également, le Mexique abandonne l'organisation des Championnats du monde aquatiques de la FINA, en 2017.

Carte montrant la production de pétrole par pays.Le pétrole dans le monde Photo : Radio-Canada

La version originale de ce document a été modifiée. Pour des raisons techniques, la version interactive de la carte n'est plus disponible.


IRAN, le détenteur des 4es réserves mondiales

L'Iran, dont les exportations avaient chuté en raison des sanctions internationales, subit les contrecoups de la chute du cours du pétrole, qui constitue sa première source de revenus en devises.

Pour son budget 2015, Téhéran augmente les impôts et, pour la première fois de l'histoire de la République islamique, le Parlement iranien a approuvé il y a quelques jours une clause qui oblige des sociétés liées aux forces armées et des fondations religieuses à payer des taxes. Cette mesure viserait entre autres la fondation de l'imam Reza, le huitième imam des musulmans chiites. Cette fondation gère plusieurs sociétés, dont les capitaux s'élèvent à des milliards de dollars.


NIGERIA, le 1er producteur en Afrique

La chute du prix du baril a fait mal au Nigeria. Le pétrole compte pour 70 % du budget de l'État, et pour 90 % de ses devises.

Le gouvernement a annoncé des compressions budgétaires pour 2015 en assurant que ça ne toucherait pas les projets d'infrastructure, question de rassurer la population, très pauvre, et dont une bonne partie vit sans électricité.

La ministre des Finances a revu à la baisse le prix de référence du baril, de 78 $ à 65 $. Mais si le coût du brut ne remonte pas suffisamment, le Nigeria dit qu'il pourrait demander une réunion d'urgence de l'OPEP dans quelques semaines.

Plusieurs analystes pensent que les promesses de création massive d'emplois, faites par les deux candidats à la présidentielle de mars prochain, ne pourront être concrétisées dans le contexte actuel.

International