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La SQ doit abolir au moins 150 postes de cadre

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Le logo de la Sûreté du Québec
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Sûreté du Québec n'échappera pas aux mesures d'austérité imposées par le gouvernement Couillard pour atteindre l'équilibre budgétaire. De nombreux cadres sont visés par des coupes de plusieurs millions de dollars dans le budget du corps de police provincial.

Selon nos informations, au moins 150 postes de cadres devraient être supprimés, un peu partout au Québec. Il reste à confirmer si cela se fera par attrition, c'est-à-dire des employés qui partiront à la retraite et ne seront pas remplacés, ou d'une autre manière. Le corps policier provincial fait face à des compressions de 30 millions de dollars, sur un budget de 900 millions.

La SQ n'a pas encore rendu public son plan de restructuration. Le directeur général, Martin Prud'homme, rencontrait ses officiers aujourd'hui à Nicolet pour leur exposer le plan.

Des employés civils pourraient aussi être visés par les mesures d'austérité.

Ces suppressions d'emplois ne devraient toutefois pas toucher les agents sur le terrain, comme les patrouilleurs et les enquêteurs.

L'automne dernier, Radio-Canada avait mis la main sur un document interne qui présentait une trentaine de mesures pour contrôler les dépenses.

Parmi les mesures, la SQ prévoyait limiter les embauches, le temps supplémentaire, la formation, les frais de déplacement, et réduire le parc automobile.

Une réorganisation au cours des prochaines années

Pour Michel Oligny, ancien officier qui a travaillé plus de 26 ans à la SQ, il est possible de compresser les dépenses en réduisant le nombre d'officiers.

« À l'heure actuelle, il y a un officier pour dix membres. Si on compare à la police provinciale de l'Ontario ou à la GRC, il y a trop d'officiers pour l'encadrement », dit-il.

« Les officiers qui sont près de la retraite vont être invités à la prendre. Le nombre d'officiers dans les prochaines années va diminuer de moitié à mon avis », poursuit-il.

À l'Association des policiers provinciaux du Québec, on refuse de commenter ces informations concernant la réorganisation administrative à la SQ. On se contente de dire qu'au cours des prochains mois, on gardera l'œil ouvert pour savoir si les services à la population seront touchés.

La ministre Thériault ne s'avance pas

À Québec, la ministre de la Sécurité publique, Lise Thériault, n'a pas voulu trop s'avancer sur les détails du plan de restructuration, mais elle a tenu à rassurer la population sur le maintien des services.

« J'ai toujours indiqué que la Sûreté du Québec devrait être mise à contribution elle aussi comme tous les organismes qui sont sous la responsabilité du ministère de la Sécurité publique. Cependant, il est évident qu'il n'y a pas de compromis sur les questions de sécurité », a dit la ministre.

« Je suis convaincue que ce que M. Prud'homme veut faire, c'est vraiment d'aller chercher dans les structures et non pas dans les services », poursuit-elle.

Avec les informations d'Éric Plouffe et de Pierre Marceau

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