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Une enseignante accusée d’exploitation sexuelle d’un étudiant à Watrous en Saskatchewan

L'enseignante de 29 ans Erin Osmond-Kaziuk est accusée d'exploitation sexuelle sur un élève dans une école secondaire de Watrous en Saskatchewan.

L'enseignante de 29 ans Erin Osmond-Kaziuk est accusée d'exploitation sexuelle sur un élève dans une école secondaire de Watrous en Saskatchewan.

Photo : Facebook/Erin Osmond-Kaziuk

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2015 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une enseignante de 29 ans est accusée d'exploitation sexuelle d'un étudiant de l'école secondaire Winston de Watrous en Saskatchewan. Erin Osmond-Kaziuk est accusée d'avoir posé ces actes en mars ou avril 2013, mais la division scolaire n'a pas communiqué les accusations au ministère de l'Éducation comme elle aurait dû le faire.

La division scolaire Horizon a été avertie de la situation par la police peu après que des accusations eurent été déposées en mai 2013. Selon le PDG de la division scolaire Horizon, Kevin Garinger, l'enseignante occupait un poste de suppléante lorsque les accusations ont été dévoilées et elle a été avertie qu'elle ne serait plus invitée à travailler pour la division scolaire.

Kevin Garinger reconnaît que son organisation aurait dû avertir le ministère de l'Éducation comme elle en a l'obligation, mais qu'il a corrigé la situation lorsqu'il est devenu PDG en mai 2014. Il affirme de plus que la division scolaire a coopéré avec la police et il croit que de rendre publiques les accusations aurait pu nuire à l'enquête des autorités.

La Fédération des enseignants de la Saskatchewan a entamé une procédure disciplinaire à l'endroit d'Erin Osmond-Kaziuk. La Fédération a refusé de préciser quand la procédure disciplinaire avait été entamée, mais a toutefois indiqué que celle-ci avait été ajournée en raison de « causes externes ».

Le ministère aurait dû être avisé

Le directeur des services d'enseignement du ministère de l'Éducation, Trevor Smith, affirme que les divisions scolaires ont l'obligation depuis 2011 d'aviser le ministère lorsqu'une telle situation survient. Selon lui, le ministère a uniquement été avisé du cas de madame Osmond-Kaziuk en juin 2014, soit 14 mois après que les accusations eurent été déposées.

Trevor Smith espère qu'une nouvelle loi sera adoptée au printemps pour créer un corps indépendant responsable de la certification et de la discipline des enseignants. Ces tâches sont pour l'instant partagées entre le ministère de l'Éducation qui gère la certification et la Fédération des enseignants de la Saskatchewan qui s'occupe de la discipline.

« Nous avons établi le Conseil de régulation de la profession d'enseignant de la Saskatchewan qui a comme objectif d'avoir une plus grande transparence, responsabilité et efficacité. » affirme-t-il.

La GRC a aussi gardé l'histoire discrète

Malgré le dépôt d'accusations à l'encontre de l'enseignante il y a 21 mois, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a décidé de ne pas aviser le public. Selon le sergent Craig Cleary, l'enquête de la police a permis de déterminer qu'il y a avait une seule victime et que celle-ci pouvait être facilement identifiable dans la petite communauté, ce qui pouvait entraîner une seconde victimisation.

Le sergent de la GRC a toutefois indiqué que de tels cas ne sont jamais tout noir ou tout blanc et que la police avait divulgué en décembre l'identité d'un homme accusé d'agression sexuelle. L'homme avait d'ailleurs été retrouvé mort dans sa demeure après que les accusations dont il faisait l'objet avaient été rendues publiques.

« Quand nous croyons qu'il y a plus d'une victime, nous faisons toujours de la sécurité publique notre souci principal. Nous allons alors toujours faire une annonce publique ou une demande au public. », ajoute M. Cleary.

Le procès de Erin Osmond-Kaziuk débutera le 2 mars prochain et l'identité de la victime est visée par un interdit de publication. L'enseignante a refusé de répondre aux questions des journalistes.

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