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Deuxième « café-citoyen »: représentation politique et revendications liguistiques au coeur des discussions

Le panel rassemblé à l'occasion du deuxième café-citoyen organisé par l'hebdomadaire francophone La Liberté dans le cadre des États généraux de la francophonie manitobaine.

Le panel rassemblé à l'occasion du deuxième café-citoyen organisé par l'hebdomadaire francophone La Liberté dans le cadre des États généraux de la francophonie manitobaine.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

La représentation politique des francophones et les revendications linguistiques ont été les thèmes forts du deuxième « café-citoyen » présenté par l'hebdomadaire francophone du Manitoba, La Liberté, lundi soir.

Un texte de Michel SabaTwitterCourriel

Les panélistes et une douzaine de membres du public se sont aussi prononcés sur plusieurs thèmes, notamment l'identité franco-manitobaine et les défis de vivre en français. La rencontre animée par Yann Boissonneault a pris la forme d'une discussion d'une heure et demie entre quatre panélistes.

L'une des membres du panel, Françoise Therrien Vrignon, a dit souhaiter un changement d'attitude de la part des élus. « Je veux voir une cohésion politique qui est capable d'exécuter du changement. Si on continue de se battre contre les symptômes du problème, plutôt que contre le problème lui-même, on ne va pas y arriver. On va peut-être faire un petit peu de chemin, mais le système est vraiment contre nous autres. Et ça fait des années qu'il l'est », a-t-elle lancé.

Françoise Therrien Vrignon et un autre panéliste, Walter Kleinschmidt , s'entendent pour dire que les francophones devraient revendiquer une représentation politique plus importante. Madame Therrien Vrignon croit que c'est la seule façon pour les francophones d'être véritablement maîtres de leur avenir.

Je ne peux pas m'identifier à Louis Riel pour le reste de ma vie. On a besoin d'un élément déclencheur pour qu'il y ait du changement et que les gens se réveillent.

Françoise Therrien Vrignon

Walter Kleinschmidt a soutenu que le français est une langue officielle du pays et que ça devrait se refléter de façon plus concrète qu'uniquement sur papier. Il croit que l'article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés sur la langue d'instruction devrait être modifié. Il croit que « tous ceux qui veulent parler français doivent avoir accès à une école qui enseigne en français puisque ça fait partie des deux langues qui définissent le Canada. »

La directrice et rédactrice en chef de La Liberté, Sophie Gaulin a demandé au panel de discuter des mesures à prendre pour être davantage reconnu par le gouvernement fédéral. « Gagner la cause Caron nous donnerait un coup de pouce de ce côté-là », lui a répondu Walter Kleinschmidt.

Les États généraux de la francophonie manitobaine se poursuivent jusqu'au mois de juin. La Société franco-manitobaine (SFM) compilera par la suite le résultat des discussions. Elle présentera un rapport détaillé au public l'automne prochain.

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