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Les élus de Montréal derrière Raïf Badawi

Les élus de Montréal veulent adopter une motion pour qu'Ottawa intervienne auprès de l'Arabie saoudite afin d'obtenir la libération du blogueur Raïf Badawi.

Les élus de Montréal veulent adopter une motion pour qu'Ottawa intervienne auprès de l'Arabie saoudite afin d'obtenir la libération du blogueur Raïf Badawi.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les élus de Montréal adopteront lundi une motion demandant à Ottawa d'intervenir auprès de l'Arabie saoudite pour obtenir la libération du blogueur Raïf Badawi.

Selon le maire Denis Coderre, même si cette motion aura peu d'impact réel, elle permet de maintenir les projecteurs sur la cause du blogueur.

Je pense que dans cette foulée d'appuis pour la liberté d'expression, quand vous avez un blogueur qui donne son point de vue et qu'on condamne à 10 ans de prison et à 1000 coups de fouet, très clairement, c'est inacceptable.

Denis Coderre

La motion a été proposée par Benoît Dorais, maire de l'arrondissement du Sud-Ouest et chef de Coalition Montréal, mais tous les partis politiques à l'Hôtel de Ville ont décidé de s'y rallier.

Raïf Badawi avait été arrêté en juin 2012 après avoir critiqué le régime saoudien et s'être exprimé sur l'islam dans son blogue. Il a été inculpé de cybercrime, d'apostasie et de désobéissance à son père, ce qui constitue un crime dans le royaume. Il a été condamné à 10 ans de prison et à recevoir 1000 coups de fouet. Une fois la peine de prison purgée, il lui sera interdit de voyager pendant 10 ans.

Des moments difficiles pour la famille

L'épouse de Raïf Badawi, Ensaf Haidar.

L'épouse de Raïf Badawi, Ensaf Haidar.

Photo : Radio-Canada

L'épouse de Raïf Badawi, Ensaf Haidar, qui s'est réfugiée avec ses enfants à Sherbrooke en 2013, était présente à l'hôtel de ville lundi.

Après avoir remercié les élus, elle a indiqué que les temps sont difficiles pour sa famille.

Elle a expliqué qu'elle avait la possibilité de parler à son mari seulement quatre à cinq minutes par semaine. Par ailleurs, tous les vendredis, l'angoisse est grande pour elle et ses trois enfants, qui chaque fois attendent de voir si la séance de 50 coups de fouet qu'il doit recevoir chaque semaine sera encore une fois reportée.

Le père de famille de 32 ans a reçu les 50 premiers coups de fouet de sa peine le 9 janvier dernier, mais il en a ensuite été exempté chaque semaine des autres séances de flagellation.

Raïf Badawi et ses enfants

Raïf Badawi et ses enfants

Photo : Radio-Canada

Société